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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 20:32

Interpellation des parlementaires des Pyrénées-Orientales

contre la ratification du pacte budgétaire européen

 

Madame, Monsieur, les Députés et Sénateurs des Pyrénées-Orientales,

 

La décision du 9 août dernier du conseil constitutionnel, autorise le gouvernement à passer par un vote parlementaire pour inscrire la règle d’or dans l’élaboration du budget. Cette décision présentée comme anodine, permet de faire silence sur deux textes (le MES et le TSCG) qui vont au-delà de tout ce que nous avons déjà connu, au niveau européen en matière d’abandon de souveraineté et de recul démocratique. Cette décision légitime l’idée que la dette est la cause des problèmes économiques et sociaux dont souffre notre pays et officialise une théorie économique absurde qui condamne indéfiniment la France, les Français et tous les pays membres de l'Union Européenne, à l’austérité.

 

Dans les Pyrénées Orientales, cette politique va se traduire par des coupes sombres dans les budgets de nos Communes, du Conseil général, du Conseil régional, par des transferts de charge qui pèseront lourdement sur les familles, par la privatisation des services publics… Des mesures d’austérité qui auront des impacts lourds de conséquence sur l’emploi et le développement économique de notre région, déjà très touchée par la crise financière et plus grave encore, sur le niveau des salaires, des retraites, des prestations sociales et le contrat de travail à durée indéterminée.

 

D’autre part, la volonté une fois de plus affirmée de détruire la démocratie doit être combattue avec la plus grande vigueur. C’est ce à quoi s’emploient toutes les composantes du Front de gauche, et plus particulièrement le PCF en appelant le Président de la république et le Premier Ministre à l’organisation d’un référendum pour l’adoption du nouveau Traité Européen, comme le souhaitent 72 %% des français. 


Madame, Monsieur, les Députés et Sénateurs, cet enjeu pour la France et les français mérite un grand débat démocratique. Afin de donner toutes les chances à ce débat, nous vous demandons de voter contre la ratification du pacte budgétaire européen, officiellement appelé traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) lorsque celui-ci sera présenté à l'Assemblée Nationale.

 

Veuillez accepter, Madame, Monsieur, les parlementaires, nos sincères considérations.

 

Perpignan le 30 août 2012

 

Le Parti Communiste Français des Pyrénées Orientales

 

PS: Ce courrier lettre ouverte aux parlementaires des Pyrénées-Orientales sera rendu public par voie de presse

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 04:55

Lettre ouverte au président de la République, François Hollande
«Ne signez pas !»

Paris, le 27 juin2012


Monsieur le président de la République,


Le sommet européen des 28 et 29 juin auquel vous vous apprêtez à participer est d'une extrême importance. L'Union européenne, toujours dans la tourmente, «doit être réorientée», comme vous I'avez souligné dans votre campagne électorale. L'élaboration de mesures nouvelles, rompant avec les logiques d'austérité qui s'avèrent chaque jour plus injustes et plus désastreuses, demeure un impératif pour sortir durablement de la crise.
C'est aussi le premier sommet où vous engagerez la parole et la politique de la France. Il s'agit maintenant de traduire, dans les actes, le changement pour lequel les Français vous ont élu.
À I'occasion de votre discours le 22 janvier au Bourget, vous avez pris l'engagement de "renégocier le traité européen, issu de I'accord du 9 décembre", c'est-à-dire le traité élaboré par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Cinq mois plus tard, le respect de cet engagement paraît plus nécessaire que jamais.
Les Français ont décidé de tourner la page de la politique de Nicolas Sarkozy. Il serait donc incompréhensible que nos politiques budgétaires continuent à être dictées par ce traité, et pire, qu'elles soient soumises à un contrôle accru de Bruxelles au mépris de la démocratie parlementaire et de la souveraineté populaire.
Nos concitoyens ont déjà été floués après leur «non» au TCE en 2005. Aujourd'hui, le maintien en l'état du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) serait un nouveau déni de démocratie.
Ensuite, et surtout, les développements de la crise au sein de I'UE montrent qu'aucun assainissement de la situation financière des États membres ne sera obtenu en s'entêtant dans la voie actuelle.
Sans une politique de relance construite sur de nouveaux modèles de développement, sans dégager nos grands choix d'investissements de la dépendance et des injonctions de rentabilité des marchés financiers, la sortie de crise fuira comme la ligne d'horizon au fur et à mesure des prétendues avancées de la coordination économique européenne. Celles-ci, au contraire, tendent à transformer I'Europe en champ clos dominé par les grands groupes, comme I'ont souhaité dans une récente tribune les PDG de Telecom Italia, Axa et Siemens.
Ce qui se profile à I'ouverture du sommet européen nous inquiète au plus haut point.
Le pacte budgétaire, ou TSCG, sortirait intact du Sommet. Il serait le seul texte considéré comme contraignant, et donc, avec les Mécanismes européens de stabilité qui conditionnent I'octroi de fonds au respect des injonctions du traité budgétaire, le seul soumis à ratification des États.
À la demande d'Angela Merkel, le «pacte de croissance» que vous avez souhaité lui adjoindre ne figurerait que dans un protocole annexé aux conclusions du Sommet. Il n'aurait aucune valeur de contrainte et sa portée réelle serait en tout point contredite par les mesures imposées par le Pacte budgétaire. Cela ne conduirait probablement qu'à un nouveau gâchis de fonds. Le carcan de I'austérité serait resserré, rien ne serait changé sur les points décisifs, ni la mutualisation de la dette, ni le rôle de la Banque centrale européenne (BCE). L'Union bancaire dont il est question ne changerait rien aux critères actuels du crédit. En France, I'investissement public de l'État, comme celui des collectivités locales, serait étouffé.
Si tout cela se con{irmait, vous devez la vérité aux Français. Rien ne vous oblige à entériner de telles conclusions.
Je comprends parfaitement, monsieur le président, qu'un changement d'orientation des politiques européennes ne se décrète pas. Il se négocie. Et la chancelière Merkel résiste à cette réorientation, et marchande même, en contrepartie de la moindre concession, une part de domination plus grande encore. La France n'est pas obligée de céder.
Nous ne sommes pas les seuls, au Parti communiste français, au Front de gauche, à nous inquiéter. Quatre dirigeants d'organisations de jeunes socialistes en Europe (de France, d'Autriche, d'Espagne et d'Allemagne) vous ont demandé solennellement, dans une tribune publiée il y a une semaine, de seLr ce
pacte budgétaire. Pour leur part, Bernadette Ségol et Ignacio Fernandez Taxo, deux principaux respo-nsables de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont à leur tour mis en garde sur "le contenu de la croissance et les moyens de la relancer", sur la dégradation des conditions soôiales dans I'Union et sur la mise en péril du cadre démocratique européen, soulignant explicitement : "Nous ne croyons pas que les réformes structurelles du marché de I'emploi créent de I'emploi et encore moins de la croissance."
Je vous le demande par conséquent: ne signez pas les conclusions du sommet si elles devaient en rester là. Rendez publiques ces décisions et ouvrez le débat dans le pays et en Europe sur ses limites. Ne forcez pas le train de la ratification du Pacte budgétaire au Parlemeni français, comme a décidé de le faire Angela Merkel devant le Bundestag dès le 29 juin.
Sinon, vous le savez, nous ne ratifierons pas ce texte. Nous appellerons tous les parlementaires de gauche à en faire de même. Nous inviterons les Français à manifester leur opposition à une ratification
contraire à votre propre engagement de renégociation.
Une autre voie est possible. Nous proposons que la France prenne I'initiative d'«Etats généraux de la refondation européenne» pour porter, notamment:

 - la réorientation du statut et des missions de la BCE, pour moduler le refinancement des banques privées afin d'encourager les investissements qui programment plus d'emplois et de formation, et de pénaliser les crédits aux spéculateurs,

-  la création d'une banque publique européenne axée sur le développement social, écologique et solidaire, financée par la création monétaire de la BCE, la taxe sur les iransactions financières et une part du budget communautaire, et chargée de soutenir I'essor des services publics, d'investissements publics socialement efficaces et de projets industriels novateurs et créateurs d'emplois,
-  la relance par l'élévation des standards sociaux et écologiques en Europe.
Je vous prie d'agréer, monsieur le président, I'expression de mes salutations distinguées.


Pierre Laurent

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 21:53

Les premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l'Assemblée nationale à gauche.
La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l'ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s'en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L'entrée du FN dans l'hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d'alarme supplémentaire.
A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d'une majorité absolue.
Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d'un groupe à l'Assemblée. Si cela se confirme, c'est une bonne nouvelle pour la démocratie.
Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l'inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l'Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l'élection résidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient plus de 90% des députés de gauche. Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C'est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale.
En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l'influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d'initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, au soir du 2ème tour

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 16:53

Les résultats du premier tour des élections législatives confirment la volonté des Françaises et des Français de tourner la page de la droite. Après l'élection de François Hollande le 6 mai dernier, il est possible dimanche prochain d'élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale.

Le scrutin est marqué par une forte abstention et une bipolarisation accrue des exprimés qui déforment la réalité et la diversité de la vie politique française. C'est la conséquence de la présidentialisation forcenée du débat politique. L'inversion du calendrier électoral minore et dénature la portée du scrutin législatif, c'est un grave problème démocratique que seules d'ambitieuses réformes institutionnelles allant vers une 6e République peuvent résoudre. C'est un  objectif que le PCF et le Front de gauche continueront à porter.

Le Front de gauche obtient, selon les premières estimations, 7 %. Ce résultat confirme l'ancrage national du Front de gauche qui est à nouveau ce soir la seconde force de la gauche. Dans de nombreuses circonscriptions, la dynamique mobilisatrice du Front de gauche a continué de s'enraciner durant la campagne législative. Les deux batailles, présidentielle et législative, menées au cours de ce semestre, constituent une promesse d'avenir et un atout sans lequel la gauche ne pourra réussir.

Dimanche prochain, un groupe Front de gauche peut être élu à l'Assemblée nationale au sein d'une large majorité de gauche. Le pays pourra compter sur les députés qu'il comptera pendant cinq ans.

J'appelle ce soir à battre, partout dimanche prochain, les candidats de droite encore en lice, à barrer la route de l'Assemblée nationale aux candidats du FN et à élire, en se rassemblant autour des candidats de gauche les mieux placés, une majorité de gauche forte d'un groupe Front de gauche. 

Paris, le 10 juin 2012


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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 06:00

Dans un journal quotidien de ce lundi 4 juin, madame Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du logement, annonce «le blocage des loyers à la relocation» dans le secteur privé, pendant une période transitoire avant l’élaboration d’une grande loi sur le logement. Loyer.jpg

L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains se félicite d’une mesure de justice sociale susceptible de redonner un peu de pouvoir d’achat aux locataires du privé. Mais elle demeure insuffisante au regard du poids de la charge logement dans le budget des locataires. Ainsi dans le secteur public tout comme dans le secteur privé, le fossé se creuse entre les capacités contributives des ménages et le niveau des loyers et des charges. 

Il convient donc que le gouvernement s’attaque résolument au logement cher, en bloquant les loyers dans le public et le privé, mais également les charges locatives pour aller progressivement vers une baisse de la charge logement à hauteur de 20% des revenus des occupants.

La baisse des loyers dans le secteur public doit s’accompagner d’une compensation aux organismes HLM, notamment par la suppression du prélèvement indus des 250 millions d’euros sur la trésorerie des organismes HLM instauré par le gouvernement Fillon.

Dans le secteur privé il s’agit de s’attaquer résolument à la spéculation immobilière, en sortant le logement de la sphère marchande, pour lui redonner le sens de l’intérêt général dont il est porteur. Pour répondre à cet objectif une réforme du financement du logement s’attaquant aux facteurs d’inflation des loyers est indispensable, avec une sélectivité du crédit bancaire déterminée par des critères d’efficacité sociale, en soutenant les investissements de relance de construction du logement social. 

Enfin, pour baisser la charge logement, la distribution de l’énergie (eau, gaz, électricité) doit être assurée par un grand service public de l’énergie permettant de maîtriser les coûts pour les ménages.

Communiqué de Jean jacques Porcheron, membre du bureau de l’ANECR, responsable du secteur Logement

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 17:25

Pour une alternative à l'austérité.

 Face à la crise et contre l'austérité, un mouvement profond pour le changement se lève en Europe.

Partout, des mouvements d'ampleur se lèvent face à l'échec des politiques d'austérité, leurs cortèges de mesures injustes et le déni démocratique de leur mise en oeuvre. Partout les peuples sanctionnent les gouvernements qui les défendent. Partout les forces de gauche anti-austérité progressent.

En France, le score du Front de gauche est un message d'espoir pour l'émergence d'une alternative et a amplement participé à briser le couple infernal Sarkozy-Merkel. Ce message peut s'amplifier aux législatives le 10 juin prochain. En Grèce, Syriza, la coalition de la gauche radicale emmenée par Alexis Tsipras, est devenue la première force à gauche à quelques points des conservateurs aux dernières législatives.Grece.jpg

Les élections en France et en Grèce mettent tous les libéraux en difficulté. Les discours changent, des brèches sont ouvertes et les grandes manœuvres ont commencé pour les refermer.

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.

Le moment est venu de renforcer nos solidarités, nos convergences pour un Front européen contre l'austérité : pour la remise en cause du traité Merkozy, la fin des attaques contre les droits du travail, l'arrêt des coupes budgétaires dans les services publics et les aides sociales... La remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne, qui a fait plus de 1000 milliards de cadeaux aux banques et qui refuse toujours d'aider les Etats en difficulté.

Pour une Europe sociale, démocratique, écologique et solidaire, nous ne lâcherons rien !

 

Un meeting de solidarité avec le peuple grec, se tiendra à Paris, lundi 21 mai à 18h30, devant l'Assemblée Nationale. Interviendront au meeting : Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition de gauche Syriza qui vient de réaliser une percée exceptionnelle aux législatives en Grèce, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne (PGE)

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:38

Communiqué de presse du PCF 66

A quoi jouent Christian Bourquin et Jacques Cresta sur la première circonscription?

Jeudi dernier, toutes les formations de gauche débattaient au siège national du PS, rue de Solférino, de quelques dizaines de circonscriptions où la gauche pourrait être éliminée dès le premier tour des législatives au profit de l’UMP et du FN. Dans ces circonscriptions où il y aurait une candidature unique à gauche et où, bien évidemment, au plan national, le PS se taille la part du lion, il ne fait aucun doute que la première des Pyrénées-Orientales doit revenir à un candidat PCF/Front de Gauche. Les discussions qui ont eu lieu dans l’entre-deux tours laissaient entrevoir que, pour les dirigeants nationaux du PS et du PCF/Front de Gauche, le soutien national du PS à Jean Vila et Nicole Gaspon était quasiment acquis dans le cadre d’un accord national où le PCF applique la réciprocité dans d’autres départements. Mardi 8 mai, les discussions ont repris entre «partenaires» de gauche. Les choses se sont moins bien passées, le PS remettant en cause une partie des accords obtenus avant le 2e tour de la présidentielle et notamment celui de la première circonscription des P.-O. La délégation du PCF s’est vue dans l’obligation de claquer la porte. Que s’est-il passé entre les deux réunions? François Hollande a été élu et le PS a oublié que c’était avec un gros apport du Front de Gauche. La victoire aidant, les vieilles lunes hégémoniques du PS ressurgissent. Mais ce qui a été déterminant, c’est que Christian Bourquin a mis tout son poids, toute son autorité dans la balance pour essayer de faire capoter l’accord qui était en bonne voie. Le président socialiste de la Région  préfère prendre le risque de voir éliminer la gauche au premier tour de la législatives dans la 1ère circonscription plutôt que de soutenir la candidature de Jean Vila. C’est incompréhensible car le maire de Cabestany jouit d’une aura importante dans la population et parmi les électeurs, les élus et les militants dont beaucoup de socialistes. Incompréhensible aussi car la situation, si elle perdure, nuira au rassemblement autour des candidats de gauche au second tour. Incompréhensible enfin, car aux moments des élections sénatoriales, le PCF a eu une attitude responsable pour faire élire un sénateur socialiste et Christian Bourquin avait clairement laissé entendre que le PS ne prendrait pas de risque dans la 1ère circonscription et ne s’opposerait pas à la candidature unique de Jean Vila.

Christian Bourquin et Jacques Cresta, qui, dimanche soir encore, minimisaient l’apport du Front de gauche dans l’élection de F. Hollande, sont prêts à faire cavalier seul, y compris en faisant pression sur leur direction, et en tout cas contre toute logique. Quitte à prendre le risque de ne pas mobiliser toute la gauche au deuxième tour sur l’ensemble des circonscriptions des P-O ! A l’heure où François Hollande parle du rassemblement et de la victoire de la gauche comme d’un enjeu qui nous dépasse, il semble que dans ce département l’enjeu ne dépasse pas le stade de l’hégémonie locale et des ambitions personnelles.

Perpignan, le 9 mai 2012  

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 21:22

Déclaration du Front de Gauche des Pyrénées Orientales

Sarkozy est battu. François Hollande est le nouveau Président de la république!

Cette victoire de la gauche a été obtenue dans le cadre d’une mobilisation exceptionnelle du peuple français. Artisan de la victoire, le Front de gauche et son candidat Jean Luc Mélenchon, en ont été un des principaux acteurs.

La campagne exemplaire menée par le Front de gauche, ciblant particulièrement les dangers du Front national, la politique désastreuse de Sarkozy et donnant les solutions à mettre en œuvre à gauche, face à la pauvreté grandissante, à l’insécurité et au chômage, ont été entendues par une majorité de Français.

François Hollande devra en tenir compte!

Dans la période qui s’annonce, le Front de gauche, plus que jamais, sera une force sur laquelle les citoyens pourront s’appuyer pour faire entendre leurs espoirs et leur voix.

Dans cette perspective, nous appelons à une mobilisation exceptionnelle pour faire élire le plus grand nombre de députés du Front de gauche aux élections législatives les 10 et 17 juin prochain.

Perpignan, le 6 Mai 2012

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 06:37
Déclaration de Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) au soir du 22 avril

"Pour toutes celles et tous ceux qui aiment notre pays, qui, depuis cinq ans, ont durement souffert de la politique de Nicolas Sarkozy, souffert de la voir affaiblir, appauvrir, abîmer la France, les résultats (connus à cette heure) du premier tour de l'élection présidentielle résonnent comme un appel à tout mettre en œuvre pour battre le président sortant.

Comme on le redoutait, le score du Front national peut servir de réservoir au candidat Sarkozy. Le président sortant, en recul par rapport à 2007, peut être battu le 6 mai prochain.

PLaurent.jpgLe second tour mettra aux prises, pour la droite, Nicolas Sarkozy, pour la gauche, François Hollande, le candidat socialiste que le suffrage universel a placé en tête. La droite doit maintenant subir une large défaite. C'est la nouvelle et prochaine étape indispensable de la révolution citoyenne que nous avons entamée.

À gauche, les près de 12 % et quelque 4 millions de voix crédités au candidat commun du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon représentent un score inédit et un événement de cette élection, comme l'a été notre campagne, une campagne dont se sont emparé des centaines de milliers de femmes et d'hommes, et de jeunes dans tout le pays. Le peuple combattant, la gauche du courage et de l'engagement sont de retour, et dans leur sillage, l'espoir de changer la vie, d'ouvrir un autre avenir à notre pays, la France, et du même coup à l'Europe.

Je veux saluer toutes les électrices et tous les électeurs qui ont porté leur choix sur le bulletin de Jean-Luc Mélenchon, et le programme du Front de gauche qu'il représentait.

Je veux remercier du fond du cœur toutes les militantes et tous les militants communistes et du Front de gauche, toutes celles et tous ceux, quelle que soit la forme de leur engagement, qui ont su donner corps à cette espérance et rendu possible ce résultat.

Au nom du Parti communiste français, j'appelle au plus large et au plus fort rassemblement possible de toute la gauche, de tout notre peuple, pour battre Nicolas Sarkozy, en votant pour le candidat socialiste François Hollande. La défaite du président sortant devra être ample, claire et nette, et nous y mettrons toutes nos forces.

Tout doit être fait pour empêcher la réélection du candidat de l'UMP et du Medef, qui n'a pas hésité sur bien des points à reprendre à son compte le programme du Front national. La droite et l'extrême droite ne passeront pas. La France ne mérite pas cinq années supplémentaires de ce cauchemar.

Combattre et mettre en échec les idées xénophobes et racistes de Marine Le Pen demeurent d'une brûlante actualité. Le Front de gauche est fier du travail qu'il a entamé, bien seul dans cette campagne, pour faire reculer les idées du FN. Nous allons l'amplifier dans les élections législatives à venir. Aucun député de ce parti ne doit être élu à l'Assemblée nationale.

Le PCF, le Front de gauche, vont continuer à rassembler autour des choix qu'ils ont portés dans cette campagne. Nos propositions pour mener une audacieuse politique de gauche sont disponibles ; elles sont de nature à sortir le pays de la crise en tournant le dos à l'austérité et en reprenant le pouvoir aux forces de l'argent.

C'est le cas de l'augmentation du SMIC et des salaires, du retour immédiat de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, de l'interdiction des licenciements boursiers. C'est le cas d'une réforme de la fiscalité, de la création d'un pôle public bancaire et financier. C'est le cas de l'exigence de soumettre à ratification du peuple français tout nouveau traité européen, renégocié ou non.

Le PCF, Le Front de gauche mobiliseront le pays dans les semaines à venir pour donner plus de poids encore à ces propositions, pour faire élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale, avec le maximum de députés du Front de gauche.

La France aura besoin de députés courageux pour abroger sans tergiverser les lois Sarkozy, pour en élaborer et en voter de nouvelles qui constituent de réelles conquêtes politiques, sociales et économiques en faveur des travailleurs. Les députés du Front de gauche seront porteurs à l'Assemblée du mouvement de mobilisation citoyenne qui a surgi au cours de cette campagne électorale.

Le 6 mai prochain, la victoire de la gauche est à portée de main. Elle sera complète à l'issue des élections législatives avec la confirmation de la place du Front de gauche dans la nouvelle vie politique française.

La campagne électorale et le résultat du Front de gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, prouvent que le peuple de France et que les peuples européens ne sont pas condamnés à subir la loi des marchés capitalistes.

Un autre chemin est désormais ouvert.

J'appelle les millions de citoyens qui ont commencé à l'emprunter avec nous à poursuivre la route, à investir le Front de gauche, les assemblées citoyennes, les fronts de luttes, de propositions et d'action que nous avons créés. Faites-en votre affaire, pour réussir le changement auquel notre peuple aspire."

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 06:30

Les établissements de santé de la côte Vermeille et du Vallespir à nouveau menacés.

L’Agence Régionale de Santé (ARS), émanation de la réforme hospitalière dite loi Bachelot, dans un document d’orientation de plusieurs dizaines de pages, vient, en quelques lignes qui concernent le département, de proposer ou plutôt de confirmer tous les doutes qui planent sur la survie des établissements de rééducation fonctionnelle et de santé en général se trouvant en particulier sur la Côte Vermeille mais aussi sur le Vallespir.

Dans ce document, l’ARS indique que les soins pratiqués par ce type d’établissement devaient se recentrer sur Perpignan. En d’autres termes, c’est une incitation, entre autres, pour l’Hôpital de Perpignan, gros pourvoyeur de publics pour ces centres, à «conserver» les patients dans Perpignan ou sa périphérie. Cela est de nature à porter un coup fatal aux établissements de Cerbère, Banyuls, Collioure mais aussi Amélie-les-Bains et autre Prats-de-Mollo. L’ARS n’a pas d’autre logique que la rentabilité de la santé publique et la privatisation de ses secteurs les plus rentables. Il faut lui opposer une autre logique celle de la satisfaction des usagers et de l’aménagement du territoire.

Voilà pourquoi nous nous opposons à cette logique. Les établissements de nos cantons éloignés de Perpignan doivent être modernisés et soutenus, nous n’acceptons pas qu’ils déménagent ni vers Perpignan, ni même vers les cantons d’Elne, d’Argelès ou Saint Estève. La population et les salariés, qui ont déjà mené de belles luttes, doivent résister encore et nous serons à leur côté. Quant aux politiques de gauche, ils doivent proposer (comme nous le faisons) l’abrogation de la Loi Bachelot, de la RGPP et la fin de la logique financière du système pour favoriser la qualité des soins dans le cadre d’un service public renforcé et un aménagement du territoire qui ne déshabille pas l’arrière-pays.

communiqué de Nicolas GARCIA (secrétaire fédéral du PCF)

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