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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:05

Une parcelle de démocratie survit à la vague autoritaire lancée contre les européens. Le nouveau traité qui fait primer la discipline budgétaire sur tous les autres droits dans l’Union sera soumis à un référendum en Irlande. Cette décision, rendue publique par le Premier ministre Enda Kenny, jette une lumière crue sur le refus de Sarkozy de donner la parole au peuple sur un texte qui ampute les souverainetés nationales au profit d’une règle édictée par les marchés financiers.

Échaudé par le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel, Nicolas Sarkozy n’admet de consultation que pipée. Malgré lreferendum’adoption du mécanisme européen de stabilité (MES) par le Parlement, l’exigence d’un débat au grand jour va hanter la vie politique nationale et ses campagnes électorales. Le Parti socialiste n’en sera pas quitte non plus. Son positionnement en abstention, laissant faire les élus ultra-libéraux, ne convainc pas.

«Il faut refuser les mécanismes de sanction, de punition des peuples européens et exiger une maîtrise publique des banques» disent des responsables grecs, portugais, allemands, français du Parti de la gauche européenne… Pierre Laurent, son président, s’est gaussé de l’argument de Sarkozy sur la trop grande complexité d’une interrogation du peuple: «La question tient en quelques mots: “Approuvez-vous le traité qui vient d’être négocié? Oui ou non?”»

L’unanimité des syndicats de la CES, aux histoires et cultures différentes, devrait sonner comme une alarme pour les dirigeants européens. Les peuples ne se laisseront pas mettre en coupe réglée. Les secousses seront brutales. Il n’est pas fréquent non plus d’assister, en France, à des actions intersyndicales à l’échelle nationale, à la veille d’élections présidentielle et législatives. Elles constituent des interpellations vives aux candidats.

Les sondages confirment le puissant rejet du président sortant et le choix, comme moindre mal, de François Hollande. Mais ni l’un ni l’autre ne suscitent l’adhésion à des projets dont on distingue trop mal les différences. On sent bien que la dynamique enregistrée par le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon fait bouger certaines lignes, (voir nouvelle tranche d’imposition à 75% à laquelle s’est rallié le candidat socialiste). Le spectre des émigrés de Coblence est à nouveau agité par l‘UMP devant une proposition somme toute timide. Mais on est loin du compte. À choisir le surplace, à ne parier que sur l’effet de rejet suscité par ce quinquennat, le candidat socialiste risque l’enlisement. Le vote Front de Gauche reste le vote le plus utile pour un vrai changement de politique.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:00

FrançoHautsrevenus.jpgis Hollande a annoncé un nouveau dispositif dans son projet fiscal: la taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 million d’euros. Nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle annonce qui tend à rapprocher les propositions socialistes de celles formulées depuis plusieurs mois par le Front de Gauche.
Jusqu’ici, François Hollande proposait uniquement une nouvelle tranche d’imposition à 45% au-dessus de 150 000€, c’est-à-dire un taux d’imposition maximum inférieur à ce qu’avaient fait Mitterrand (65%), Jospin (52,75%) et même Chirac (48,09%). François Hollande a donc enfin compris que la gauche ne pourrait pas l’emporter si elle proposait encore moins que ce qu’a fait la droite au pouvoir.

Comparaison des propositions

L’annonce de François Hollande va donc dans le bon sens mais reste symbolique. Seul le Front de Gauche, à l’heure actuelle, propose une réforme cohérente de l’impôt sur le revenu afin de mettre en place un juste partage des richesses.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 17:26

Après l’Assemblée Nationale, le Sénat, majoritairement de Gauche, vient d'approuver le terrible Mécanisme Européen de Stabilité Financière. La droite a évidemment voté pour cette machine à broyer les peuples au travers d’une austérité à la Grecque ou à l’Espagnole. Pouvions-nous attendre mieux d’un  traité rédigé par le président français et la chancelière allemande?

Les parlemenEurope.jpgtaires du Front de Gauche ont voté contre. A l’image de Jean-Luc Mélenchon, ils ont multiplié les appels en direction des autres parlementaires de gauche pour qu’ils en fassent autant.

 Mais dans les deux instances, la majorité des députés et sénateurs socialistes se sont abstenus. Ils ont ainsi laissé passer le coup le plus terrible porté aux peuples depuis le traité de Lisbonne.

Ce vote, très grave, hypothèque l'avenir. Que faut-il attendre du candidat socialiste à la présidentielle s'il n'utilise pas tous les moyens dont il dispose pour rejeter un texte qui réduit la souveraineté nationale?

Pour tous ceux qui veulent une Europe différente, une Europe qui refuse la soumission à la finance et mène une politique au service des peuples et de leur souveraineté, il ne reste que le vote Front de Gauche aux élections présidentielle et législatives. C’est le plus sûr moyen de battre droite et extrême droite et de peser pour l'obtention d'un référendum sur le traité européen. Pour parvenir à la non ratification de ce traité dont l’application est rendue obligatoire par le vote du Mécanisme Européen de Stabilité Financière, il faudra s'appuyer sur la mobilisation populaire.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 08:16

Mardi 21 février à l’Assemblée Nationale la droite a voté pour le terrible Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF) que d’aucuns appellent le  «nouveau dictateur européen». Ce mécanisme prépare un nouveau traité européen, que chaque pays sera obligé d’adopter rapidement. 

Pire et plus sévère pour les peuples que le traité de Lisbonne, notre pays sera contraint de mettre en œuvre une super austérité à la grecque ou à l’espagnole. Davantage d’économies sur la santé publique, sur les salaires des fonctionnaires et sur leur nombre, sur les retraites, sur l’aide aux collectivités territoriales… Bref une nouvelle agression contre les peuples français et européens.
Les députés communistes et du Front de Gauche ont voté contre ainsi qu’une vingtaine de député socialistes dont Henri Emmanuelli. En revanche 135 députés du PS et Verts, parmi lesquels François Hollande, Laurent Fabius, Martine Aubry…, en s’abstenant ont laissé passer le MESF. C’est une véritable trahison contre notre peuple que ce « pré-traité » menace de plus en plus. Ainsi le PS confirme que, comme l’UMP, et contrairement à ce qu’une majorité de français rejette massivement, il est favorable aux règles libérales qui régissent l’Europe pour l’unique intérêt des marchés financiers.  
Par ce vote de mardi, François Hollande est plus près de sa déclaration au Guardian (visant à rassurer la bourse) que de son discours du Bourget (visant à montrer un virage à gauche). Les conditions d’un rassemblement des forces de gauche s’éloignent à cause de cette attitude ambigüe et dangereuse. 
Il reste maintenant une possibilité pour que le Senat, récemment passé à gauche, bloque ce texte de loi scélérat. Il est évident que les sénateurs communistes et du Front de Gauche se battront contre jusqu’au bout et que l’ensemble du peuple de gauche sera attentif à l’attitude des sénateurs du PS.
  Déclaration du Front de Gauche 66
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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 13:51

«Non» à l’austérité et à la TVA sociale

Nicolas Sarkozy veut imposer une nouvelle hausse de la TVA. Ce serait le peuple qui payerait un nouveau cadeau de 13 milliards au patronat. Partout en Europe (Grèce, Portugal, Italie, Espagne…), ces politiques d’austérité aggravent la crise : hausse de la TVA, baisse ou gel des salaires, précarisation des salariés, casse ou privatisation des services publics...

En GrèManif.jpgce où le FMI et la Commission européenne imposent sans relâche leurs plans d’austérité, le bilan est terrible: le chômage a augmenté de 50% en 2011 et la dette est plus importante qu’avant!

«Non» au traité Sarkozy-Merkel

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel préparent un nouveau traité européen appelé «Traité pour la stabilité budgétaire». Ils veulent imposer de force leur politique qui ne profite qu’à la finance et aux banques! Après la «concurrence libre et non-faussée», ils veulent graver l’austérité dans le marbre des traités européens.

Le traité prévoit :

• l’interdiction de tout déficit budgétaire avec l’inscription d’une «règle d’or» dans tous les pays de l’Union européenne

• la soumission des budgets nationaux à la Commission européenne, instance non élue

• des sanctions et amendes contre les Etats contrevenants

C’est une attaque frontale contre la souveraineté populaire. L’Union européenne s’enfonce dans une dérive autoritaire pour imposer l’austérité: c’est l’Europe "austéritaire" !

Le 29 février, la Confédération Européenne des Syndicats appelle les salariés de toute l’Europe à manifester contre l’austérité et le traité Sarkozy-Merkel. Les syndicats français appuient cet appel.

Le Front de Gauche invite chacun et chacune à répondre présent à l’appel des syndicats.

Le 29 février, disons «non» à l’austérité et au traité Sarkozy !

Rassemblement, à PERPIGNAN, Place de Catalogne à 10 h 30

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 07:30

Le PCF et le Front de gauche ont le même traitement que tous les invisibles, les syndicalistes, les responsables associatifs... tout ces «experts du terrain» qui sont remplacés derrière les caméras par les experts du pouvoir.

Les derniers chiffres du CSA le confirment, le Front de Gauche est maltraité par les médias, dans les journaux télévisés: 3 h 25 pour le PS, 3 h 43 pour l’UMP, et seulement 20 mn pour le Front de Gauche.

Que dire TV.jpgalors du traitement du PCF?

Sur les chaines d’infos: 39 h pour le PS, 23 h pour l’UMP (sans compter les membres du gouvernement), 3 h 43 pour le FN, 27 mn pour le PCF.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, n’a même jamais été l’invité d’une grande émission politique depuis juin 2010. Le PCF est pourtant le 3e parti français en terme d’élus et de parlementaires. Ce boycott est en contradiction avec toutes les règles déontologiques en matière de pluralisme du débat d’idées, et avec toutes les règles du CSA qui invitent à respecter l’«équité» des temps de parole des formations politiques.

L’argument selon lequel Pierre Laurent n’est pas candidat ne résiste pas une seconde à l’examen. Ceux qui avancent cet argument devront expliquer pourquoi il ne s’applique ni à Jean-Marie Le Pen, ni à Jean-François Copé, ni à Martine Aubry, ni à Cécile Duflot, ni à Daniel Cohn-Bendit qui eux, occupent les antennes en permanence.

Le respect du pluralisme et du débat contradictoire est une condition de la démocratie.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 19:47
Nicolas Sarkozy vient de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle. Loin d'etre un scoop, la nouvelle a le mérite de mettre un terme aux petits jeux médiatico-politiques que son entourage entretient depuis un certain temps. Encore que... car prétendre incarner la parole rendue au peuple relève une nouvelle fois de la manipulation permanente qui caractérise le quinquennat du président-candidat. Son mandat restera celui de la parole confisquée, du parlement bâillonné et du peuple méprisé. Tout au long de celui-ci, il aura piétiné l'opinion majoritaire des français(e)s.
"Cette annonce est une bonne nouvelle : il va pouvoir être battu!" a lancé le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Pour le pouvoir d'achat détérioré, pour la retraite à 60 ans sacrifiée, pour les services publics rendus exsangues, pour les immigrés et leur familles poursuivis, pour les chômeurs stigmatisés, pour l'instauration de la TVA à 21,6 %, et tant de chose encore, il est temps de présenter l'addition au monarque du palais de l'Elysée.

Pour sa faiblesse coupable à l'égard du pouvoir de l'argent, pour son incompétence devant la crise des marchés financiers, pour son alignement aveugle sur les positions de la chancelière allemande précipitant toute l'Europe chaque jours vers des périls plus grand, Nicolas Sarkozy va répondre de sa politique devant les Français.

Le front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont déterminés à lui faire mordre la poussière.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:00

Sous ce titre un communiqué de presse du PCF 66

L’Ecole publique, laïque et gratuite est dans le collimateur des politiques libérales qui l’attaquent dans ses missions. Leurs effets sont dévastateurs!

Fermetures de classes, suppressions de postes spécialisés pour les enfants en difficultés, classes surchargées, réduction des moyens de remplacements, formation sur le tas… en sont les parties les plus visibles.  Les personnels sont eux aussi en ligne de mire. Précarité, statuts rabougris, accroissement des charges de travail, manque de considération… en sont l’expression.

L’éducation n’est pas une marchandise.  Elle ne peut être une éducation au rabais incapable de corriger les inégalités. L’enjeu, c’est la réussite de toutes et de tous. Pas un jeune ne doit sortir du système éducatif sans qualification et sans le savoir nécessaire à son émancipation. C’est la mission que tout pays démocratique doit assigner à son école. Cela passe par le maintien de personnels qualifiés, formés et considérés.

Avec Jean-Luc Mélenchon et les candidats aux législatives, nous portons un projet dans lequel, l’école prend toute sa place en tant que pilier de la République.

Le PCF et le Front de Gauche expriment leur solidarité avec les luttes qui se développent dans l’ensemble du département pour le maintien d’un service public de qualité. Ils seront aux côtés des manifestants ce jeudi 9 février à Perpignan.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 07:34

Ne vous laissez pas tromper!

«Madame Le Pen défend le pouvoir d’achat» FAUX! Elle est contre la hausse du SMIC («Vous croyez qu’un projet présidentiel c’est un catalogue de mesurettes ?» France 2, 18/11/2011). Elle est «farouchement opposée» au blocage des loyers (Le Parisien, 21/09/2011).

«Madame Le Pen défend la retraite à 60 ans» FAUX ! Elle dit tout et son contraire. Elle défend la retraite à la carte et dans son projet accepte la retraite à 62 ans! En 2010, elle traitait les manifestants d’«émeutiers» (22/10/2010).

«Madame Le Pen défend les services publics» FAUX! Elle refuse de recréer les 80 000 postes d’enseignants supprimés par Sarkozy. Elle veut la «fermeture des petites structures» de santé.

«Madame Le Pen défend la laïcité» FAUX! Elle se réclame de la laïcité pour attaquer les musulmans. Mais elle soutient les intégristes catholiques qui attaquent  les centres d’IVG et prétend «rechristianiser» la France (Présent, 22/12/2010). Comme au temps des croisades !

«Les ouvriers votent pour Madame Le Pen» FAUX! C’est ce que répètent sondages et grands médias qui veulent dénigrer le peuple. Mais 70% des ouvriers s’abstiennent. Aux dernières élections, plus de 90% des ouvriers n’ont pas voté FN.

«Madame Le Pen défend les riches» VRAI! Dans son projet, elle défend la suppression de l’Impôt sur la Fortune! Elle est contre le revenu maximum et contre un salaire maximum autorisé dans les entreprises. Pour elle, ce sont des propositions «soviétiques» (France Soir, 11/07/2011).

«Madame Le Pen est une candidate du système !» VRAI! Au Parlement européen, elle vote le plus souvent avec la droite. Elle sert à faire peur pour empêcher l’électeur de réfléchir et le forcer à voter.

Marine Le Pen parle désormais de la France, des travailleurs, de social. En vérité, elle n’aime ni le monde du travail, ni la solidarité, ni la liberté. C’est une xénophobe millionnaire qui ne propose rien contre le pouvoir de la finance et des riches.

Seul le Front de Gauche propose d’en finir avec les politiques libérales et d’austérité.

Seul le Front de Gauche défend des propositions qui amélioreront la condition des travailleurs.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 13:31

L’annonce de la TVA «anti-délocalisation» est un vieux projet de Sarkozy depuis 2007. A quelques mois de la fin de son mandat, il est prêt à tous les mensonges pour parvenir enfin à imposer sa «TVA anti-sociale». 

Retour sur un vieux projet 

Pendant la campagne présidentielle 2007, Sarkozy a proposé d’«imposer la consommation plutôt que le travail». François Bayrou s’était aussi prononcé en sa faveur en proposant une hausse encore plus forte pour combler le déficit budgétaire. Au PS, Manuel Valls, déjà d'accord en 2007, a proposé en 2010: «une augmentation de la TVA peut faire partie d’un ensemble fiscal progressif, juste et équitable….» Face au tollé suscité par ce projet dans la campagne des législatives de 2007, la TVA sociale a été progressivement mise en sourdine. 

TVAantisociale-copie-1.JPGUne mesure très injuste

Le mécanisme de la TVA sociale, rebaptisée TVA «anti-délocalisation», est une redistribution à l’envers qui allége les prélèvements sur les employeurs pour les augmenter sur les ménages.

La hausse de la TVA pénaliserait surtout les ménages modestes. Pour les 10% des ménages les plus riches, la TVA représente seulement 3,4% de leur revenu, pour les 10% les plus pauvres: 8,1%. A l’opposé de l’impôt sur le revenu, la TVA est un impôt dégressif, dont la charge baisse quand le revenu augmente.

La hausse de la TVA marginaliserait davantage l’impôt dans le système fiscal français. La TVA représente déjà 51% des recettes fiscales de l’Etat, contre à peine 17% pour l’impôt sur le revenu. C’est une des parts les plus faibles des pays industrialisés dont l’impôt sur le revenu représente en moyenne 20 % des recettes (et même 30 % au Royaume Uni).

Une mesure inefficace

La TVA sociale s’inscrit dans la logique des politiques de baisse du coût du travail, au nom de la compétitivité et pour soi disant limiter les délocalisations. Les ministres se succèdent dans les médias pour nous expliquer que cette TVA permettrait de faire participer les importations au financement de la protection sociale. Ce raisonnement est largement erroné, car taxer la consommation des ménages ne pénaliserait que secondairement les importations. Selon un rapport du Sénat (rapport Angels, janvier 2009), le contenu moyen en importations de la consommation des ménages n’est que de 14% (environ 9% pour les produits agro-alimentaires, 20% pour les meubles, 35% pour l’automobile, 40% pour le textile). Quant à la baisse des cotisations sociales, son effet sur l’emploi n’est pas plus prouvé, comme l’ont souligné plusieurs rapports de la Cour des comptes. 70% des baisses de cotisations (soit 20 des 32 milliards d’exonérations annuelles) sont concentrés dans le secteur des services, peu exposé aux délocalisations.

D’ailleurs en 2004, une étude de Bercy remise au ministre de l’économie de l'époque (N.Sarkozy), concluait à un effet nul sur l’emploi à long terme et à une légère baisse de PIB induite par la TVA sociale.

Sarkozy, l’imposteur!

Derrière les arguments bidons (emploi, financement de la protection sociale…), le véritable motif de la «TVA sociale» est de contenir le déficit public creusé par l’appauvrissement délibéré de l’Etat par la droite.

Suite aux nombreux cadeaux fiscaux réalisés, la droite est obligée de trouver de nouvelles recettes pour l’Etat. Les libéraux ne supportant pas le principe même d’une progressivité de l’impôt, la droite au pouvoir choisit donc d’augmenter l’impôt le plus injuste qui soit: la TVA.

Le bilan de Nicolas Sarkozy est affligeant sur bien des points. En matière d’emploi, il est calamiteux! Fin 2011, le chômage a atteint en France son plus haut niveau depuis plus de 10 ans. En ce début d’année, le candidat-président n’a donc plus qu’une seule solution pour cacher son bilan désastreux: mentir éhontément.

Seul le Front de Gauche avance des mesures concrètes pour lutter contre les délocalisations: interdiction des licenciements boursiers, droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, visas sociaux et écologiques ou encore obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.

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