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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 21:19
Perpignan: Escarmouches et connivences

CONSEIL MUNICIPAL. Elus de droite et d’extrême droite, grands perdants des élections départementales dans les P-O ont démarré la séance du 31 mars par quelques escarmouches post-électorales. Mais le budget présenté par la majorité UMP-UDI, n’a pas été réellement contestée par les élus FN.

Depuis de nombreuses années à Perpignan, la présentation du budget est un grand moment de surréalisme. Atteignant parfois une forme de mégalomanie du temps de Jean-Paul Alduy, sa présentation idyllique est devenu une tradition qui a encore une fois été respectée en cette période pascale. Les cloches ont déposé sur les tables du conseil municipal « un budget au service des perpignanais.., une fiscalité zéro maintenue…, une attractivité de la ville…, une maîtrise des dépenses de fonctionnement… » à tel point que toute critique pourrait paraître malvenue. Il est vrai que notre premier édile joue sur du velours. Face à lui, les élus FN sont plutôt des faire-valoir qu’une opposition digne de ce nom. Seule ombre à ce tableau idyllique, la baisse des dotations de l’Etat initiée par le gouvernement Sarkozy-Fillon et poursuivie par le duo Hollande-Valls. Jean-Marc Pujol, que nous avions peu entendu sur ce sujet sous Sarkozy, trouve là une occasion rêvée pour dénoncer « la posture morale de la gauche socialo-communiste » et ressortir encore une fois son discours droitier. Rien de bien nouveau à se mettre sous la dent.

En ce lendemain d’élection départementale, marquée par l’échec de l’UMP qui pensait rafler la majorité et la défaite d’un FN qui, contrairement aux pronostics, n’a aucun élu, nous avons assisté à quelques règlements de comptes post-électoraux entre Louis Aliot et Jean-Marc Pujol. Mais rassurez-vous ça n’a pas duré très longtemps. Partisan du « ni-ni » plutôt que « du barrage face au FN », Jean-Marc Pujol a affirmé « Je n’ai jamais considéré que le FN était hors de l’espace républicain » et nos deux hommes ont vite rangé les invectives pour se retrouver en toute connivence sur l’anti-communisme et leur haine commune de la gauche. A tel point que le débat de fond sur le budget, n’a pas eu lieu. Louis Aliot se contentant d’avancer : « Vous pourriez au moins faire baisser les taxes de 1% »… Une proposition sans développement, juste pour faire bien…

Cette séance a une nouvelle fois confirmé que, derrière son discours sécuritaire et xénophobe qui surfe sur le mécontentement face aux politiques d’austérité et au discrédit de la politique lié aux affaires et aux promesses non tenues, le FN n’a rien à proposer de différent par rapport aux choix politiques de la droite.

Michel FRANQUESA

* article paru dans le TC du u 10 avril 2015
 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 08:06
Budget de Perpignan: le rituel

Budget de Perpignan: le rituel COINSEIL MUNICIPAL. La présentation du débat d’orientation budgétaire est devenue à Perpignan un rituel au cours duquel la majorité se fait mousser. L’opposition du FN reste toujours aussi virtuelle.

Prenant appui sur une série d’indicateurs choisis parce que favorables, nous avons eu droit à l’habituelle autosatisfaction sur l’attractivité du territoire, l’amélioration de la situation financière (autofinancement, délai moyen de remboursement de la dette…) et le maintien du niveau des investissements. Une présentation idyllique du budget de la ville à ne pas critiquer... La cour régionale des comptes épingle la dette de l’Archipel et hop le maire envoie une salve contre la «lecture idéologique de certains fonctionnaires» avant d’enchaîner sur les bienfaits du PPP (partenariat public privé) et de citer le modèle anglo-saxon en exemple. Dans la foulée, il pousse une charge contre la réduction des dotations aux collectivités décidée par l’Etat (25,8 millions d’euros en moins sur 4 ans pour la ville). Mais pourquoi ne l’a-t-on jamais entendu dénoncer, avant 2012, les mêmes choix politiques avec les mêmes conséquences décidés par Sarkozy? Bref tout ce qui va bien, c’est grâce à l’équipe majoritaire, tout ce qui va mal, c’est la faute des autres!

L’opposition FN compte pour du beurre.

Depuis l’élimination de la gauche, il n’y a pas de réelle opposition à Perpignan. Comme ils défendent les mêmes options économiques que la droite, les élus FN sont d’autant plus en difficulté pour développer une argumentation critique. Une de leurs propositions récurrentes consiste à remettre en cause les subventions aux associations. Il y avait, pourtant, matière à intervenir sur les projets, la suppression de 50 emplois par an (130 déjà depuis 2010), ainsi que sur un maintien annoncé des taux de fiscalité, qui aboutira pour certains à une augmentation de la taxe d’habitation avec la révision des valeurs locatives.

Le remplacement d’un maire-adjoint a révélé des fissures parmi l’équipe du maire. Maïté Sanchez-Schmid n’a obtenu que 31 (11 blancs et 1 nul) des 43 voix possibles et un léger malaise flottait dans la salle à l’issue du vote. Le petit message entendu par certains, «Chose promise, chose due!» lors de la remise de l’écharpe par le maire à la nouvelle adjointe, laisse en effet penser qu’il y avait un deal (lequel ?) dont Pierre Barbe a fait les frais.

En fin de séance, le FN a pris prétexte de l’absence d’indemnisation de ses élus pour quitter la salle et jouer la carte de la victimisation. Une manière de faire le buzz avant les élections départementales, pour faire oublier qu’au niveau des choix politiques, droite et FN se retrouvent dans le capitalisme et que, depuis l’élection de mars dernier, on n’a pas entendu le FN faire des propositions.

Michel FRANQUESA

* article publié dans le TC du jeudi 19 février 2015


 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 21:36
Voyage au bout de l'ennui!

Conseil Municipal de Perpignan. Deux petites heures auront suffi, ce jeudi 6 novembre, pour traiter les 49 dossiers à l’ordre du jour. 25 dossiers à l’heure, soit guère plus de 2 minutes en moyenne par dossier…

Les interventions sur l’instauration d’une taxe sur les friches commerciales laissaient augurer d’une séance qui sortirait de la torpeur habituelle qui règne dans cette assemblée sans véritable opposition. Mais la flamme du FN n’est qu’un feu de paille et l’on a vite retrouvé les incohérences de ses élus. Après avoir critiqué cette taxe et «demandé de revenir sur cette décision», ils se sont préoccupés des recettes que cela générerait : une manière de ne pas rejeter finalement ce dossier. Louis Aliot, moins véhément que sur les plateaux télés, a reproché au maire d’être politicien et d’allumer un contre-feu par rapport au centre commercial contesté du Carré d’or. Face à de tels «opposants», Jean-Marc Pujol a tenu des propos que n’aurait pas reniés un élu de gauche. Il s’est dit «scandalisé qu’un propriétaire obtienne un rapport de 20%, grâce aux loyers demandés quand l’épargne populaire ne rapporte au mieux que 1,25%»…

L’instant d’après, le maire n’a cependant laissé planer aucun doute à propos de sa place sur l’échiquier politique. Interpelé sur le fait divers survenu à la cité Clodion, il a, en parfaite harmonie avec les élus FN, dénoncé l’Etat et la Justice qui ne remplissent pas leur rôle et n’assument pas leurs missions. Sécurité, police municipale et caméras de surveillance sont des thèmes sur lesquels le maire et les élus FN expriment régulièrement des convergences de vues.

Des conseils de quartiers!

Présenté sous l’intitulé «proximité», la création des conseils de quartiers a tout juste provoqué une abstention discrète du FN. Pourtant, il y avait de quoi intervenir de manière critique! Le règlement intérieur précise que «le conseil de quartier est une instance consultative, lieu d’échange et d’informations entre la Municipalité et les habitants des quartiers.» Mais comment y parvenir si «les séances ne sont pas publiques» et quand une certaine opacité existe sur le choix des 24 représentants d’association ou de personnalités qualifiées du quartie? Qui les choisit et sur quels critères? Subventions, conventions, avenants divers, cessions ou acquisitions de parcelles ont complété une séance qui ne restera pas, une fois de plus, dans les mémoires. A noter la présence dans les rangs du public d’un groupe de harkis venus «envoyer un signal fort au maire» et exprimer silencieusement un «ras le bol sur la façon dont ils sont depuis longtemps instrumentalisés à Perpignan.» Chaque fois que j’assiste à une séance du conseil municipal, j’espère enfin entendre de véritables échanges argumentés sur le fond et guidés par les préoccupations des citoyens. Mais, y compris, certains élus de la majorité trouvent que le conseil municipal est devenu insipide: ils me l’ont fait savoir en fin de séance. Suis-je condamné à l’ennui jusqu’à la fin du mandat?

Michel FRANQUESA

* article publié e dans le TC  du 14 novembr  2014

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 20:12
Le FN: une opposition factice

PERPIGNAN Depuis les dernières élections et la déroute de la gauche au premier tour, les 12 élus FN sont l’unique « opposition » à une majorité municipale regroupant toutes les forces de droite et du centre. Eclairage sur l’unanimisme droite/FN au conseil municipal.

Lors de la séance du 25 septembre, des citoyens peu informés, présents dans le public, ont du s’interroger pour savoir qui est cette opposition qui prétend « mettre le doigt là où ça fait mal ». Difficile, en effet, de noter la différence quand sur 53 dossiers à l’ordre du jour, 52 sont votés à l’unanimité et un seul fait l’objet d’un abstention peu explicite du groupe FN.

J’ai déjà eu l’occasion de noter dans ces mêmes colonnes l’écart entre le discours et les actes des élus FN, l’absence de propositions alternatives, les convergences sur les choix politiques entre les deux « camps ». Hormis quelques interventions (provocations devrais-je dire !) dans lesquelles on retrouve les thèmes de prédilection du discours FN (insécurité, stigmatisation de l’étranger, défiance par rapport aux langues régionales…) rien ne distingue ces élus dans le conseil municipal. Tous ceux qui s’intéressent un peu à la politique le savent : les projets politiques du FN et de la droite s’inscrivent dans la même logique capitaliste. C’est un même choix de société !

Motus sur les véritables raisons de la crise du coeur de ville

Pas un mot donc pour dénoncer les politiques d’austérité qui se succèdent ou les désengagements continus de l’Etat avec Sarkozy poursuivis par Hollande. Aucune intervention pour se préoccuper de la remise en cause des services publics…

Dans un tel contexte, le seul dossier qui mérite d’être souligné est celui du retour de l’université en cœur de ville. Un choix liant tradition (l’Université renoue avec un lieu déjà occupé, fin du 18e siècle) et modernité (un bâtiment neuf verra le jour en extension de la médiathèque) qui a de quoi séduire mais dont le coût ( 10 millions d’euros) sera supporté par les seules finances de la ville et donc du contribuable perpignanais. Une façon d’entériner de fait l’absence de subvention de l’Etat pour un tel projet, sujet qu’aucun élu n’a abordé.

L’un des objectifs poursuivis est le réinvestissement du centre ville et sa revitalisation par les étudiants. Une idée intéressante qui peut cependant laisser croire que la seule présence des étudiants est de nature à résoudre les difficultés du commerce en cœur de ville. Si ce dernier est en crise, c’est notamment parce que le pouvoir d’achat (particulièrement celui des étudiants) se réduit au rythme de la poursuite des politiques d’austérité : avis qu’aucun élu n’a exprimé. La fluidité de la circulation dans la ville est aussi sûrement en cause. Mais sur cela aussi : motus !

L’absence d’opposition véritable rend les séances du conseil municipal de plus en plus anesthésiantes. Les débats y sont à cent lieues des préoccupations de la population. Redynamiser Perpignan est un des enjeux pour la reconstruction d’une gauche au service des citoyens.

Michel FRANQUESA

* article publié dans le TC du 3 octobre 2014

 

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 19:50
Perpignan: satisfecit de la droite et vrai visage du FN

Conseil municipal. Compte administratif, schéma départemental des gens du voyage, attributions de subventions, rythmes scolaires… figuraient au menu de la séance du 25 juin. Nous avons eu droit à l’habituelle auto-satisfaction de la droite et à quelques interventions FN révélatrices de la vraie nature de ce parti.

La présentation du compte administratif incombe dorénavant au poulain de Jean-Paul Alduy. Le nouveau premier adjoint, Romain Grau, a ressorti le satisfecit rituel présenté, les années précédentes, par son mentor. Evoquant tour à tour la qualité des comptes, la maîtrise des dépenses et de la dette, la note attribuée par la Direction générale des finances publiques… il a conclu sur la bonne gestion de l’équipe majoritaire. Pourtant si les charges de personnels sont contenues c’est parce qu’il y a eu diminution des effectifs (133 en moins depuis 2009). Si les recettes augmentent, c’est la conséquence de l’évolution positive de la population de la ville. Quand au taux de réalisation du budget, il reste très faible (59%). A propos de la dette, le chef de file FN, Louis Aliot, s’est interrogé: «qui de l’agglo ou de la mairie a plombé les comptes?»

Sujets consensuels

Profitant d’un dossier concernant la culture, Louis Aliot a lancé: «Etes-vous prêt à accueillir les documents de l’Algérie française après l’abandon du musée prévu à Montpellier?» Jean-Marc Pujol a répondu avoir déjà écrit en ce sens au maire de Montpellier. L’Algérie française est un sujet d’accord entre Jean-Marc Pujol et le FN…

L’avis sur le projet de schéma départemental d’accueil des gens du voyage n’a pas davantage soulevé de débat. L’avis défavorable qui sera transmis au préfet a été voté à l’unanimité.

Outre le consensus pour dénoncer une mauvaise réforme, le débat sur l’organisation de la semaine scolaire a mis en lumière des convergences idéologiques concernant l’éducation nationale. Une phrase de Jean-Marc Pujol résume cela: «Depuis que l’Armée rouge a disparu, il reste une armée: l’Education nationale». Les enseignants apprécieront…

Quant à l’image de respectabilité dont le FN cherche à se parer, elle commence à ne plus tenir. Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck a abordé l’un des thèmes favoris de l’extrême droite : le retrait de subventions à certaines associations. Deux d’entre elles ont été particulièrement visées par l’intervention de l’élue FN : le MRAP et Entraide Roussillon.

Au conseil municipal de Perpignan, l’absence d’élus de gauche se fait sentir. Le FN ne peut être qualifié d’opposition : trop de convergences de position existent avec la plupart des élus de droite. Les citoyens perpignanais et la démocratie pâtiront tout au long du mandat d’une telle situation.

Michel FRANQUESA

* Article publié dans le TC du 4 juillet 2014

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 08:05
Perpignan: Tea-time entre droite et FN

CONSEIL MUNICIPAL. La salle Arago deviendra-t-elle le nouveau salon de thé à la mode? Jeudi 22 mai, en assistant aux échanges entre élus de droite et d’extrême droite, dans une ambiance feutrée, tout portait à le croire.

C’est un groupe FN déboussolé par l’absence de son chef de file (en campagne pour décrocher un mandat supplémentaire) qui a tenté d’exister dans un conseil municipal ennuyeux. La cohésion du groupe s’est même brisée (2 voix contre et 6 abstentions) après une réponse du maire à la proposition d’amendement lors de l’adoption du règlement intérieur. Ses diverses interventions ont révélé l’incapacité de chacun des élus FN à assumer un rôle réel d’opposition.

Entre discours FN traditionnel et surréalisme

Mohamed Bellebou a lancé les débats par une version de «la France aux Français» à propos d’un prêt de salle au consulat d’Algérie pour les élections. Une séance ronds de jambe et échanges de politesses a ensuite meublé le temps : Mr le Maire (Jean-Marc Pujol), aimable, dialoguant avec Mr Lemaire (élu FN), courtois et mesuré. Un dialogue vide de contenu annonciateur de la vacuité des propositions de « l’opposition ».

Alexandre Bolo a proposé de «rajouter un itinéraire gourmand» à ceux du patrimoine: baroque, gothique, militaire, chemin des fontaines… Une proposition peu argumentée mais justifiée par une «volonté d’opposition constructive». Xavier Baudry a demandé si les fresques sur les transformateurs ERDF seraient «en lien avec la culture catalane». Catherine Pujol a exprimé l’opposition du FN «à tout ce qui peut être opposé à notre identité nationale» à propos de la création d’un comité consultatif des affaires catalanes à l’objectif mal défini. Malgré cette intervention, tout comme pour 25 des 28 dossiers à l’ordre du jour, le vote a été unanime.

Les «petits nouveaux» de la majorité lancés dans le bain

Olivier Amiel (Habitat ) Josiane Cabanas (subventions DRAC) et Michel Pinell (Culture) ont passé sans difficulté leur premier oral devant le conseil. Le FN n’a même pas saisi la série d’affaires d’escroqueries aux subventions de rénovation de l’habitat jugées par le tribunal correctionnel pour marquer sa différence

Enfin, conformément à ses engagements (signature de la charte Anticor), Jean-Marc Pujol a confié la présidence de la commission des finances à un élu FN : Bruno Lemaire l’assurera. Une décision qui, on le sent bien, est loin de faire l’unanimité dans les rangs de sa majorité…

Les élus d’extrême droite censés être l’opposition ont démontré leur incapacité à proposer des choix politiques différents de ceux de la droite. Le groupe FN poursuit son opération séduction. Il cache son absence de propositions alternatives sous des excès de politesse. Peut-être faut-il voir dans l’ambiance conviviale qui régnait à l’heure du thé, ce jeudi, un terrain d’expérimentation pour de futurs rapprochements entre une partie de la majorité et le groupe FN. Rendez-vous au prochain tea-time en juin…

Michel FRANQUESA

*article publié dans le TC du 30 mai 2014

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 20:27
Perpignan: quel rôle pour le FN?

CONSEIL MUNICIPAL. Les urnes ont rendu leur verdict: la gauche n’aura pas d’élu durant 6 ans au conseil municipal de Perpignan. Droite (43 élus) et extrême droite (12 élus) se partagent tous les sièges. Y aura-t-il des rapprochements entre eux? L’extrême droite sera-t-elle une opposition? Premiers éléments de réponses.

La présentation du budget est l’occasion rêvée pour une opposition de démarrer le mandat par des critiques de fonds et de marquer ses différences. Pour ce premier dossier, Romain Grau, le nouveau premier adjoint (ex-futur président de l’agglo), a été laché dans le grand bain. L’élu UDI, dont on parle beaucoup pour l’avenir, a dénoncé des «réductions de dotation de l’Etat jamais vues» et «un matraquage fiscal inédit» puis il a présenté les choix de la majorité de maintenir une fiscalité zéro et de maîtriser les dépenses de fonctionnement. Les observateurs assidus comme les journalistes étaient habitués à assister à quelques passes d’armes argumentées sur ce thème. Mais l’absence de la gauche s’est vite fait sentir. Les interventions de Bruno Lemaire ou d’Alexandre Bolo (FN) ont été bien fades. Dès ce premier conseil, les masques sont tombés, le FN n’a rien à proposer de différent. Bla-bla, ronds de jambes, questionnement timide, discussions de comptoir de café… ont mis en lumière une préparation bâclée et/ou une absence de compétence à propos du budget. Bref aucune justification argumentée pour expliquer le vote du groupe contre le budget.

A entendre les petites phrases de Louis Aliot «On a la chance de ne pas avoir d’opposition de gauche» et de Jean-Marc Pujol «Les socialistes s’opposent par idéologie…» et le ton employé des deux côtés, on peut imaginer qu’à terme, une forme de complicité s’installera entre les deux listes. La décision de confier la présidence de la commission des Finances à un élu FN en est-elle un signe avant-coureur?

Le dossier suivant, la présentation du rapport et des observations de la Chambre Régionale des Comptes, aurait pu donner matière à toutes sortes de critiques. Mais le groupe FN n’a pas, non plus, utilisé cette perche aimablement tendue pour contester la politique de la majorité UMP. Louis Aliot, si prompt à pourfendre ses adversaires durant la campagne électorale, a brièvement évoqué le financement du Théâtre de l’Archipel, un point c’est tout. Mais nous n’avons pas vu à l’œuvre les opposants, défenseurs de la veuve et de l’orphelin que les élus FN prétendent être.

Si l’on en juge par les premières impressions laissées ce mercredi 16 avril, Jean-Marc Pujol connaîtra un mandat bien calme. Avec une telle «opposition», il pourra pleinement se consacrer à la présidence de l’agglo et son premier adjoint chargé des finances se fera tranquillement les dents, avant les échéances de 2020. Quant aux électeurs trompés par le discours policé, ils découvriront rapidement l’écart entre le discours et les actes du FN.

Il n’aura donc pas fallu attendre longtemps pour comprendre que les élus FN seront des caricatures d’opposants. Ceux qui fréquentent les rangs du public avec assiduité et les journalistes présents en sont restés cois. D’ailleurs la séance qui, il est vrai ne comportait que 19 dossiers, n’a pas duré 2 heures.

Michel FRANQUESA

* article publié dans le TC du 25 avril 2014

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:42
Perpignan: clap de fin!

CONSEIL MUNICIPAL. Pour cette dernière séance, une fois n’est pas coutume, les bancs du public étaient bondés de supporters des futures listes venus assister aux dernières escarmouches du mandat. 

Le débat d’orientation budgétaire nous a valu le traditionnel autosatisfecit du maire dénoncé par Martine Ruiz: «Vos recettes proviennent de l’impôt ménage (+12,5% pendant le mandat)». Nicole Gaspon a appuyé: «Si la population augmente ce n’est pas pour des raisons politiques, mais climatiques». Outre ce débat et un dossier sur un éco-quartier de 1600 logements, rien de bien remarquable à l’ordre du jour. Voici donc venu le moment de tirer un petit bilan du mandat qui s’achève.

Après 20 ans de mandat, Jean-Paul Alduy a décidé de tirer sa révérence. Qualifié de visionnaire par son camp, de mégalo par d’autres, il s’est éclipsé, après le débat budgétaire, en catimini et sans attendre le court hommage de Jean-Marc Pujol. Une sortie par la petite porte qui a sûrement un sens. 

Implosion du groupe «d’opposition de gauche». 

Quelle image de la gauche, ce groupe laissera-t-il ? Jordi Vera l’a quitté depuis longtemps pour une alliance éphémère avec Clotilde Ripoull (ex-Modem), avant de pactiser avec l’UMP pour le mandat à venir. Olivier Amiel et Frédéric Gonano, restés jusqu’au bout, vont changer de camp et rejoindre la liste UMP sur les conseils de… Jacqueline Amiel-Donat. Cette dernière tresse des louanges au maire et intrigue pour diviser la gauche. Confrontées à cela, Nicole Gaspon*, Anne-Marie Cubris (PRG) et Agnès Carayol (PS) ont tenu à mettre un terme à l’actuel brouillage en se désolidarisant du «groupe».

Ce mandat restera marqué par «l’affaire de la chaussette» et l’annulation du vote de 2008 et par le passage de relais entre Jean-Paul Alduy et Jean-Marc Pujol en début de mandat. Le maire sortant n’a donc jamais été élu par les Perpignanais. Il aura aussi révélé le peu de respect qu’ont certains élus «girouettes » (Romain Grau, Clotilde Ripoull et Jordi Vera.) vis-à-vis de leur électorat.

La fin du mandat vient de sonner: il était temps! Souhaitons que le comportement des nouveaux élus donnent une autre image de la politique...

Michel FRANQUESA

* Déclaration de Nicole Gaspon: «... Je constate que, pour certains des membres du groupe de gauche, les querelles de personnes, les rancoeurs privées, conduisent à d'étranges retournements, à l'abandon de valeurs que je pensais communes. Je le déplore. Cela contribue à un brouillage complet du message, donne une image désastreuse et ne va pas réconcilier les gens avec la politique.

Les Perpignanais n'ont que faire de tout cela, ils ont besoin que leur quotidien s'améliore, que les choses changent dans la ville. Cela passe par un large rassemblement à gauche, sur des objectifs clairs et progressistes. C'est la voie choisie par les communistes...»

* article publié dans le TC du 14 février 2014

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 20:38

Le conseil municipal du 12 décembre aurait pu passer inaperçu avec son ordre du jour «techniquement facile» d’après le maire. Mais, juste avant la trêve des confiseurs, diverses interventions nous ont réservé quelques surprises.

La première surprise a été la minute de silence demandée par le maire en hommage à Nelson Mandela. Etonnant pour ce nostalgique de la colonisation, a relevé Nicole Gaspon rappelant que lorsque Mandela était en prison, «le seul parti à l’avoir soutenu était le PCF».
Au détour d’un dossier sur l’habitat insalubre, Jean Codognes a créé la deuxième surprise: il veut proposer «une charte éthique à tous les autres candidats»!!! Celui qui a été le promoteur de trois girouettes politiques dans l’actuel conseil (Jordi Vera, Romain Grau et Clotilde Ripoull) est-il le mieux placé pour parler éthique?
Les débats ont, ensuite, donné lieu à diverses envolées sur l’Arc gothique (itinéraire de monuments au coeur de la ville), l’arrivée du TGV… et le tourisme culturel comme axe fort de développement pour faire de Perpignan un lieu de destination. Raymond Sala a alors surpris et surclassé tout le monde avec son rêve d’un Perpignan «Florence catalane»; propos qu’il a conclu par un «hymne» lourdement appuyé à Jean-Paul Alduy. Comme l’a dit Nicole Gaspon : « La proximité des élections agitent les esprits de tous côtés!»
Autre surprise, une fois n’est pas coutume, le quart de l’ordre du jour (12 dossiers sur 47) a concerné la culture. Et immanquablement on a beaucoup reparlé du Théâtre de l’Archipel et de son coût: 4,1 millions d’euros cette année au lieu des 3 millions prévus dans les statuts de l’Etablissement Public. Si la programmation fait l’unanimité sur son excellence, elle ne profite qu’à une catégorie sociologique de spectateurs et reste cantonnée à ce lieu. La démocratisation de l’accès à la culture reste à développer à Perpignan…
Enfin, et sans surprise aucune, Pierre Parrat a affiché sa fierté de voir Perpignan classée 5ème ville pour le rapport caméra/habitant (une pour 800). Mais les 152 actuellement en service sont pour lui insuffisantes, il veut encore en implanter 13 en 2014. Quand s’arrêtera sa paranoïa? «Vous avez implanté plus de caméras, mais vous n’avez pas fait baisser la délinquance.» a souligné Jean Codognes.

La démocratisation de la culture, l’éthique seront-elles des thèmes-surprise de la future campagne électorale ou resteront-elles simple expression démagogique et effet de tribune?

Michel FRANQUESA

*article paru dans le TC du 20 décembre 2013

Perpignan: surprises au conseil municipal
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:12

CONSEIL MUNICIPAL. Jeudi 14 novembre, 64 dossiers étaient à l’ordre du jour. En évoquant le logement, l’intercommunalité, le budget, le stationnement, … beaucoup avaient déjà l’esprit tourné vers les futures élections municipales.

Martine Ruiz a lancé les débats par une charge contre la décision modificative budgétaire. « Expliquez-nous pourquoi vous augmentez les dépenses de fonctionnement de 500 000 € alors que le champ d’intervention de la ville se rétrécit avec le transfert des compétences et donc des charges à l’Agglo ? » « Avec un nouvel emprunt de 11 millions d’euros, vous endettez la future équipe municipale. »

A partir du diagnostic élaboré pour le Plan Local de l’Habitat, Nicole Gaspon a proposé de « faire évoluer l’image du logement social ». Parlant du « sous engagement de l'Etat » alors que « l'austérité aggrave la crise au seul bénéfice de la finance », elle a souligné la nécessité de « réorientation des politiques publiques pour redonner de l'oxygène aux collectivités territoriales ». Jean Codognes, jugeant les « résultats peu lisibles sur St Jacques, St Mathieu et La Réal », a proposé de lutter plus efficacement contre l’insalubrité et les marchands de sommeil.

Evoquant l’opération chèque parking, Nicole Gaspon a rappelé que le problème des commerces ne se réglera pas uniquement avec la question du stationnement. Elle s’est étonnée que les opérateurs de parking ne participent pas financièrement pour une part à cette opération en baissant leurs tarifs. Jean Codognes a directement évoqué le moment privilégié que serait la campagne électorale pour débattre d’un certains nombres de sujet dont celui du stationnement, de la circulation…

Clotilde Ripoull a tenté, pour sa part, en multipliant les interventions, d’utiliser cette séance pour lancer sa propre campagne. Ses interrogations sur la subvention attribuée au Perpignan Basket Club, visant à déstabiliser le maire a fait un flop. « Vous avez vous-même voté cette délibération. » lui a-t-il simplement rétorqué. Celle qui n’a cessé, au cours du mandat, de faire des appels du pied pour intégrer le travail de l’équipe majoritaire ne peut supporter d’avoir été éconduite. Elue sur la liste de Jean Codognes (divers gauche), ex Modem, ex CDC, celle qui s’affiche aux côtés de Valérie Giscard d’Estaing sur son blog tente de se relancer avec le slogan « 0% politique 100% Perpignan ». Qui peut la croire au vu de sa stratégie politicarde ?

Il flottait comme un parfum de campagne électorale dans ce conseil municipal utilisé par certains comme une séance de rodage avant les futures joutes municipales.

Michel FRANQUESA

*article paru dans le TC du jeudi 21 novembre 2013

Perpignan: comme un parfum électoral
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