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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:14
Perpignan marche contre l'austérité, le 12 avril

Les politiques menées par l'Europe et par le gouvernement français plongent notre pays et l'Europe dans une crise sociale, économique, morale et politique de plus en plus profonde au fil des mois, provoquant la défiance et la colère des peuples. La volonté d'autres choix s'est clairement exprimée par une très forte abstention aux élections municipales et par une lourde sanction de la politique gouvernementale

Mais François Hollande ne veut rien entendre. Il ne veut pas changer de cap. Il veut aller encore plus loin, continuer ce qui échoue depuis 30 ans: austérité, coupes budgétaires, asphyxie des collectivités, cadeaux au patronat et aux banques... Avec le pacte de responsabilité, un pas supplémentaire serait franchi.

La course éperdue «à droite toute» de ce gouvernement réputé «de gauche» doit être stoppée! Appuyé par des syndicats, des associations, par le Front de gauche, de nombreuses personnalités sont en train de se rassembler. L’initiative a été prise d'une marche nationale, à Paris, le mardi 12 avril, pour l'exprimer.

Une politique injuste et inefficace

Alors qu'aucun coup de pouce n'a été donné au SMIC, que la TVA a été augmentée, que le modèle des retraites est sans cesse remis en cause, de nouveaux cadeaux sont faits au patronat: 35 milliards d’allègements de cotisations, 50 milliards d'économies budgétaires supplémentaires. Et toujours plus de chômeurs! Car, nous le savons bien, aucune exonération sociale ou fiscale n'a jamais créé un seul emploi.

A l'inverse, moins de ressources pour l’État, c'est moins de services publics et donc moins de droits pour nos concitoyens. Résultat: en menant la politique du Medef, ils sont en train de tuer toute chance de reprise!

Il faut riposter

Le gouvernement cède lorsque la droite la plus réactionnaire et la plus extrême bat le pavé sur un discours de peur et de haine et il reste inflexible sur le cap de sa politique ultra-libérale.

Notre voix doit se faire plus forte! François Hollande a été élu, il y a deux ans pour s'attaquer à la finance, pour dire stop au libéralisme qui pille les ressources de notre planète, qui provoque désespoir et colère.

C'est cela qu'ont dit les 2 millions de personnes qui ont convergé il y a dix jours sur Madrid. Nous sommes les frères et les soeurs des travailleurs ou chômeurs espagnols exaspérés.

Changer de gouvernement ne suffit pas, vite l’alternative

Il est urgent d'aller dans la rue, d'exiger un réel changement de cap, et la construction d'une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Une alternative qui remette au coeur de la politique, l'Humain et le progrès partagé.

L'alternative aujourd'hui, ce n'est ni Valls Premier ministre, ni le retour de la droite au pouvoir.

La nouveauté, ce serait de donner enfin la priorité aux femmes et aux hommes sur la finance. Il faut arrêter le Pacte d'(ir)responsabilité.

Notre peuple mérite mieux qu'un choix entre des reculs sociaux.

Le Front de gauche et le Parti communiste français, ainsi que de nombreuses personnalités, actrices et acteurs de la culture et des arts, du sport, responsables syndicaux, associatifs et politiques, appellent donc le 12 avril à une marche contre les politiques d'austérité et pour le partage des richesses.

Rassemblement à PERPIGNAN Place de Catalogne à 14 h

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Publié par PCF Perpignan - dans Politique Front de Gauche
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 08:03
Municipales 2014: après le second tour!

Le second tour des élections municipales acte indéniablement la poursuite de la mobilisation de la droite avec des victoires significatives. La politique du gouvernement a démobilisé l'électorat de gauche, plongé dans la déception et le désarroi. Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.

Dans ce contexte et après avoir fait élire 94 maires de villes de + de 3500 habitants au premier tour, le Parti communiste français n'est pas épargné par les gains de la droite, eux-mêmes alimentés par des transferts d'électeurs venus du Front national. Le PCF enregistre des pertes dans plusieurs départements. C'est une bien mauvaise nouvelle pour les populations qui se retrouvent ainsi privées de boucliers locaux contre l'austérité. Pour autant, le Parti communiste français reste le troisième réseau national de maires, conserve des villes importantes et gagne Aubervilliers, Montreuil et Thiers.

Le bilan à tirer à chaud de ces élections municipales est l'urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte de «irresponsabilité» dicté par le MEDEF et la commission européenne. Ce pacte est totalement étranger aux valeurs de la gauche et du monde du travail, il est l'expression de la dérive politique du gouvernement qui conduit aux résultats de ce scrutin municipal. Sans changement politique, le remaniement ministériel sera totalement hors sujet pour le peuple et le pays.

D'ores et déjà le PCF et le Front de gauche organisent une riposte à la droite pour un changement de cap à gauche. Ils donnent rendez-vous le 12 avril prochain dans la rue pour un sursaut politique à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche. Le Parti communiste français et le Front de gauche vont engager toute leur énergie et leurs forces dans la campagne européenne à venir, notamment dans le combat contre le grand marché transatlantique pour stopper net l'avancée de la droite et offrir une réelle alternative à gauche.

* déclaration du PCF national à l'issue du second tour

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Publié par PCF Perpignan - dans Municipales 2014 Politique
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:33
Après les municipales, construire l'alternative

En Face

«L’extrême droite n’est plus seulement utilisée comme un cri de rage; elle apparaît comme une alternative qui n’a pas été essayée, et d’autres tremblements de terre électoraux sont à attendre si l’immobilisme l’emporte». C’est en ces termes que l’éditorialiste de l’humanité rassemble une partie de ses conclusions, en s’adressant à tous. Je les fais miennes. Il poursuit ainsi: «C’est sur le terrain de l’avenir politique, des revendications de classe et du vivre ensemble, sur celui d’une nation déployée vers le grand large des fraternités, d’une Europe débarrassée du virus des concurrences meurtrières et de la loi du dividende maximal que les bruns-Marine peuvent être battus. Pour cela, il faut être pleinement la gauche, porter une République renouvelée, marier les revendications concrètes et l’ambition de vraies transformations. Voilà du travail pour toute la gauche». Une fois n’est pas coutume, mais l’emprunt et la citation me sont apparus, cette fois-ci, comme nécessaires et utiles à chacun.

Chacun a construit son commentaire depuis dimanche, voire son analyse, c’est certain. Des discussions, toutes respectables, se poursuivent, utiles, pour comprendre. Des «conclusions» consensuelles ou massives se font jour: «Le gouvernement n’a pas fait ce pour quoi il a été élu. Il a été puni»; «les gouvernements successifs (droite et socialiste) ont mené une politique qui aggrave la situation de la majorité des citoyens»; «si on continue, on va dans le mur»; «Les difficultés vécues par des millions de personnes incitent à la colère, ou au renoncement»…sans oublier, et cette dernière période en a eu son lot, cette succession «d’affaires» qui aura, sans aucun doute, pollué le débat démocratique et éloigné certains citoyens de la réflexion et de l’engagement, notamment la jeunesse. Autre élément, moins apparent, qui aura pollué le débat, et l’aura même empêché, c’est l’absence quasi absolue des représentants du PCF et des autres formations du Front de gauche dans les médias, et la promotion étonnante du FN devenue aujourd’hui habituelle dans tous les médias publics ou privés.

Et alors ?

Construire l’alternative nous revient. Nous, c’est le salarié, c’est l’intellectuel, l’intermittent, le cheminot, l’intérimaire, l’enseignant, le médecin, le locataire… le citoyen. Nous, c’est toute la gauche, et en particulier le Front de gauche avec ses partis aux histoires diverses, qui ont aujourd’hui la responsabilité de répondre au défi et de faire grandir «un rêve» alternatif, une projection alternative, de promouvoir l’idée d’avenir et d’en (re)préciser les contours essentiels. Nous, ce sont les marcheurs du 12 avril, à Perpignan et à Paris, qui «prendrons» la rue pour une politique plus juste, plus humaine, plus anticapitaliste.

* Michel Marc (Edito du TC du 28 mars 2014)

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Publié par PCF Perpignan - dans Municipales 2014 Politique
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 22:43
Droits des femmes

Ce 8 mars doit être un grand moment de mobilisation de toutes et tous les progressistes en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

D’autant que la droite et son extrême envahissent la rue, soutenant et accompagnant des forces ul­tra-conservatrices, tenantes d'un «ordre moral», pour attaquer très durement les droits des femmes.

On assiste à une véritable croisade anti-mariage pour toutes et tous, une levée de boucliers contre le droit à l’avortement. Ils s’en prennent à l’école en brandissant la soi-disant théorie du genre comme une menace de civilisation.

En vérité, ne pouvant s’opposer à la politique économique du gouvernement qu’ils approuvent, c'est à l'égalité entre femmes et hommes, entre citoyennes et citoyens, ferment de la démocratie et de l’État de droit, que ces forces rétrogrades s'en prennent. Hélas, face à ces conservatismes, le gouvernement abdique, allant de reculs en reculs, sur la famille, sur la PMA, ou encore sur les privilèges accordés au grand patronat que le MEDEF défend becs et ongles.

Ce sont nos droits fondamentaux qui sont en péril et que nous entendons bien défendre! En cette an­née du 70e anniversaire du droit de vote des femmes, nous exigeons la reconnaissance d'une citoyen­neté à part entière.

Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, patriarcat et capitalisme se confortent mutuellement pour promouvoir la casse sociale, la concentration des pouvoirs, les violences, l’aggravation des inégalités, l‘autorita­risme.

Le 8 mars fait, cette année, particulièrement écho à la solidarité avec les femmes espagnoles, dont le droit à la maternité choisie pourrait être interdit, avec les femmes européennes qui se mobilisent en faveur d’une Europe démocratique, féministe, solidaire des femmes du monde entier. Particulièrement celles du Maghreb et du Moyen-Orient qui luttent pour leur dignité, leur liberté et un monde sans pauvreté et sans violence. Bravo aux Tunisiennes pour leur première victoire constitution­nelle !

Du local au mondial, les communistes participent aux luttes, sont à l’initiative pour libérer la société des discriminations et des inégalités sexistes. A quelques jours des élections municipales, nous réaffirmons que tous et toutes les élu-es proposé-e-s par le PCF sont et seront mobilisé-es pour faire avancer l'égalité entre les femmes et les hommes.

Rassemblemen à PERPIGNAN: Samedi 8 Mars 14h30 Place de la Victoire (Castillet)

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:15
La laïcité est-elle une idée dépassée?

Débat. L’utilisation du mot par la droite, conduit certains à rejeter l’indispensable combat laïque.

Voici quelque temps, s’est tenue à Perpignan une réunion sur la laïcité, avec la participation de Claude Askolovitch. Celui-ci, journaliste et écrivain, a donné au quotidien local une interview qui mérite réaction. A partir du constat de l’exclusion que subissent certaines populations, il fait de la question religieuse le centre du problème et de la «laïcité», l’ennemie. A l’instrumentalisation par la droite et l’extrême droite, il répond en qualifiant la laïcité d’«imbécillité politique». Pire encore, ceci conduit à mettre en cause la République et la démocratie. Comme le souligne de son côté Francis Daspe (responsable du Parti de Gauche) dans une tribune "Perpignan a un besoin urgent de laïcité": «La laïcité est un principe universaliste aux multiples vertus: elle garantit la liberté, stipule l’égalité et fonde la souveraineté populaire. Surtout elle met à distance tous les intérêts particuliers, qu’ils soient cléricaux, marchands ou consuméristes. Elle est l’antidote à toutes les formes de communautarisme et de clientélisme qui gangrènent le vivre-ensemble à Perpignan.» La laïcité n’est pas un combat contre les religions, mais pour la liberté de conscience. Comme l’expliquait l’historien Jean-Paul Scot à la fête de l’Humanité, la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, stipule (article 1): «La République garantit la liberté de conscience.» et il commentait: «L’article n’évoque pas la liberté de religion car, en France, dans la tradition des Lumières, la liberté de conscience est la première des libertés. La liberté de religion ou de pensée ne fait qu’en découler.»

La laïcité est plus que jamais d’actualité

Comme l’analyse Pierre Dharréville dans un ouvrage paru récemment (1), l’intégration suppose l’existence d’une communauté nationale amarrée à des règles de vie établies, d’une identité immobile et d’une histoire à laquelle les nouveaux arrivants devraient s’intégrer sans la modifier. Nous sommes des êtres en mouvement, produits d’une histoire sociale. «L’homme, écrivait Marx, c’est le monde de l’homme.» Nos sociétés elles-mêmes sont inscrites dans ce processus. Pierre Darrhéville élargit le propos, derrière le combat laïque, il y a d’abord le combat pour donner le pouvoir et la liberté au peuple: «Fondamentalement, la laïcité établit le principe selon lequel le pouvoir doit appartenir au peuple, rien qu’au peuple.» Avec les trois piliers que sont la liberté de conscience, l’égalité de droit et le vivre-ensemble, nous pouvons «donner à la laïcité une dimension extrêmement progressiste et lui rendre son sens révolutionnaire». Lutter contre les intégrismes demeure d’actualité. Mais nous devons mener le combat laïque sur le plan d’un nouvel essor de la démocratie. Si nous voulons que le pouvoir du peuple s’exerce, des transformations radicales sont à opérer. «Aujourd’hui, c’est une petite oligarchie qui exerce ce pouvoir. Elle ne le fait pas au nom d’une religion, mais au nom de l’idéologie du marché, une pseudo religion avec ses temples et ses divinités!».

(1) Pierre Darrhéville «La laïcité n’est pas ce que vous croyez», Éditions de l’Atelier, 2013.

Michel Gaspon

article paru dans le TC du 7 février 2014

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 16:53

MERCREDI 29 JANVIER 18 h30

Invitation aux Voeux du PCF 66

44 route de Prades

66000 PERPIGNAN

Voeux du PCF 66
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 22:57

Le «pacte de responsabilité» présenté par François Hollande est en fait une véritable «pacte d’irresponsabilité». Ses annonces sont une attaque profonde, un dynamitage en règle du modèle social et républicain français. En proposant la fin des cotisations familiales patronales, le Président de la République répond à une vieille exigence du MEDEF et revient sur un des fondements de la protection sociale inventée par Ambroise Croizat en 1945 sur la base des choix du Conseil National de la Résistance. C’est ici la cohérence de la sécurité sociale qui est attaquée. C’est scandaleux, c’est un recul de près de 70 ans!

Avec cette décision il fait un nouveau cadeau de 30 milliards au patronat. Aucune contrepartie sérieuse n’est exigée. Pire, cela ne relèverait que de négociations de branche que le Parlement est déjà appelé à entériner. Autrement dit, c’est la fin de toute législation sociale nationale!

Les communistes avec le Front de gauche se battront pour la défense et la promotion de la sécurité sociale solidaire basée sur la cotisation. C’est de propositions de gauche dont notre pays a besoin! Ils appellent à se mobiliser pour faire échouer le plan présidentiel et créer les conditions de mise en œuvre d’une politique de gauche que le Président a totalement abandonnée.

* Communiqué de presse de la Fédération du PCF 66

Un pacte d'irresponsabilité
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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 20:38

Au terme de l’année qui s’achève aujourd’hui, un constat s’impose. Contre vents et marées, contre des sondages désastreux, face à une croissance en berne dont les quelques balbutiements n’ont pas fait illusion, le président de la République semblait garder en main une carte qu’il voulait maîtresse et dont il ne cessait d’affirmer, relayé par le premier ministre, qu’elle allait changer la donne: l’inversion de la courbe du chômage pour la fin de l’année.
Elle devait valider au bout du compte toute sa politique, mais il n’en est rien et les acrobaties argumentaires n’y peuvent rien. Elles tombent à plat et sans filet. Au total, l’année 2013 signe l’échec du président et du gouvernement, quoi qu’ils en disent et parce qu’ils ne se sont pas donné, n’ont pas voulu se donner les moyens de réussir à gauche. Pour le dire crûment, ils ont fait le choix de flatter le Medef plutôt que de s’appuyer sur les forces politiques et sociales qui les ont élus.
Le changement c’était «maintenant». Comme sœur Anne, nous n’avons rien vu venir et ne voyons toujours rien. La droite espère sans doute en tirer parti. Mais entre les chimères et les espérances fondées sur un éventuel retour du perdant de 2012, les dissensions de ses leaders, ses ambiguïtés vis-à-vis de l’extrême droite et quelques amorces de programme ultralibéral, elle ne peut représenter aujourd’hui une véritable alternative, ne serait-ce que par défaut, quels que soient ses efforts pour fédérer les mécontentements. C’est sans doute à cette aune qu’il faut juger du désarroi des Français et des brouillages idéologiques qui ont pu alimenter des mouvements récents comme ceux des «bonnets rouges» et des thèmes comme ceux du ras-le-bol fiscal, mettant dans le même sac les salariés les plus modestes et les patrons du CAC 40. Le Front national entend faire ses choux gras de cette situation; et à chacune de ses apparitions dans des médias qui semblent parfois fascinés, voire séduits, sa présidente ne cache même pas qu’elle s’en délecte. Elle n’entend pas combattre la crise, que ce soit au sens économique ou politique, mais comme toutes les extrêmes droites en Europe, elle veut prospérer sur la crise, se nourrir de la crise.
La gauche, à l’inverse, ne peut s’en satisfaire. Elle n’a rien à gagner dans cette situation; et penser qu’une partie d’elle-même pourrait s’en porter mieux serait une illusion. La gauche, toute la gauche, n’a pas voté pour en arriver là. Elle peut peut-être le déplorer mais il ne lui servirait à rien de se couvrir la tête de cendres pour faire son deuil du changement et de ses aspirations. Hier, Libération titrait une double page sur les tensions au Front de gauche en ces termes: «Au Front de gauche on s’éclate». On peut certes y voir malice, mais le chantier des réponses aux Cassandre de toutes couleurs est ouvert. Il va passer par la bataille essentielle engagée sur le coût du capital parce qu’elle touche au fond des choses. Et elle n’est pas à côté des deux échéances électorales qui arrivent, municipales et européennes, avec la défense des services publics, de la santé, de la fiscalité, de la souveraineté des citoyens, au local comme au global. Alors, bonne année.

* Edito de Maurice Ulrich, publié dans l'Humanité du 31 décembre 2013

2013 et après?
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:46

CoutduCapital.jpgLe capital crée les riches, le travail crée la richesse

Le Medef a lancé une grande offensive idéologique pour imposer l’idée selon laquelle le «coût du travail» pénaliserait la compétitivité de l’industrie et plus largement celle de l’économie française. Cette campagne qui vise à culpabiliser les salariés, se décline sur plusieurs terrains :

- le coût des «charges sociales» c’est-à-dire en fait des cotisations sociales versées par l’entreprise aux caisses de la sécurité sociale qui seraient trop lourdes pour les entreprises

- le niveau des salaires qui plomberait la compétitivité des entreprises dans une économie hautement concurrentielle ;

- le code du travail, par exemple l’interdiction du travail du dimanche, qui serait un frein à l’activité économique dans le pays.

Cette campagne, activement relayée par le gouvernement, est une source d’inspiration pour les politiques qu’il mène: l’ANI (accord national interprofessionnel) ou encore la réforme des retraites découlent directement de ce raisonnement malhonnête selon lequel le travail serait un coût et le capital, une richesse.

Il y a urgence à dénoncer cette logique: parce qu’elle s’appuie sur une argumentation erronée et parce qu’elle légitime des politiques qui, loin de nous sortir de la crise, nous y enfoncent chaque jour un peu plus. Il y a urgence à rétablir la vérité: c’est le travail qui crée la richesse que le capital, lui, ponctionne pour créer des riches.

Le PCF lance une grande campagne de vérité sur le coût réel du capital sur la société, sur nos vies, et met à disposition un argumentaire pour contribuer au nécessaire débat public.

http://www.pcf.fr/sites/default/files/argumentaire_cout_du_capital_p_p.pdf  

«La loi qui maintient constamment l’équilibre entre la surpopulation relative, ou l’armée industrielle de réserve, et l’ampleur et l’énergie de l’accumulation, rive beaucoup plus fermement le travailleur au capital que les coins d’Héphaistos ne clouèrent jamais Prométhée à son rocher. Elle implique une accumulation de misère proportionnelle à l’accumulation du capital. L’accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l’autre pôle une accumulation de misère, de torture à la tâche, d’esclavage, d’ignorance, de brutalité et de dégradation morale pour la classe dont le produit propre est, d’emblée, capital. [...]

Le capital est semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage.»

Karl Marx, Le Capital, Livre 1 (1867)

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 21:45

Nouveau découpage cantonal: c’est la loi qui est mauvaise…

DecoupageElectoral.jpgLes conseillers généraux communistes/Front de gauche du Conseil Général ont refusé de voter le découpage, les parlementaires du même parti ont voté contre la loi qui a conduit à ce découpage, tout comme le sénateur Christian Bourquin d’ailleurs.

Le découpage des nouveaux cantons proposé par le préfet des PO s’est fait sans consultation réelle des populations et des élus locaux.

Mais c’est le fondement même de la loi que les communistes/Front de Gauche remettent en cause. Elle tourne le dos à la proportionnelle, seul vrai moyen d’une démocratie et d’une représentativité juste. Elle n’entrave en rien la notabilité donc conforte la tendance au cumul de mandat. Elle ne traduira pas la réalité territoriale de notre pays et en particulier sa dimension rurale.

Elle n’éclaircira pas l’imbroglio des responsabilités politiques en positionnant deux élus sur le même territoire qui peuvent en avoir deux visions bien différentes.

Si le but était de rapprocher les français de la politique, de favoriser la proximité, de renouveler les élus en ouvrant la porte des hémicycles à celles et ceux qui depuis si longtemps en sont privés, (femmes, jeunes, citoyens issus de la diversité culturelle, sociologique…) et bien c’est raté. La droite qui; par démagogie, s’oppose au découpage des cantons est discréditée pour en parler, puisque Sarkozy préparait une réforme qui n’était guère plus juste et conduisait à la fin des départements. Le seul problème c’est que le gouvernement actuel ne fait pas mieux avec sa proposition.

communiqué de presse du PCF 66

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