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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 19:15

160761908_349a3d6314.jpgPERPIGNAN Chaque séance du conseil municipal confirme nos critiques sur la réforme des collectivités territoriales. Le développement tentaculaire et forcé de l’agglomération éloigne les citoyens et leurs élus des lieux de décision.

L’heure (tiers de séance) consacrée, ce 3 novembre, à une «simple» information, pour laquelle l’avis des élus n’est pas requis, en est la preuve. Le CD-rom du bilan d’activité de l’Agglomération a permis à l’opposition de lancer un débat sur le fond et la forme. Clothilde Ripoull évoquant une «plaquette publicitaire» a dénoncé le «nombre pléthorique d’élus et l’augmentation des effectifs du personnel au regard de l’endettement de PMCA». Nicole Gaspon a critiqué un «triomphalisme qui n’est pas de mise» pour «l’une des villes les plus pauvres de France.» Elle a contesté une «prolongation de la concession avec Véolia (non discutée à Perpignan mais à l’agglo) en «inadéquation avec le pouvoir d’achat des Perpignanais». Jean Codognes a insisté: «le département n’attire pas les RMIstes, il en produit». Perpignan «ville la plus endettée de France» est une de celles «où les inégalités sont les plus fortes.

Jean-Paul Alduy a ressorti sa vision idyllique des choses: «On cherche à attirer des entreprises à haute valeur ajoutée: le Théâtre de l’Archipel en fait partie…» et a invité tous les élus à une réunion d’information à l’agglo. J-Marc Pujol s’est engagé à fournir «les vrais documents» demandés par Jacqueline Amiel-Donat. Des réponses qui apparaissent comme une reconnaissance du bien-fondé des interventions de l’opposition.

Cet esprit d’écoute et les réponses fournies à ses remarques, ont conduit l’opposition a modifier ses intentions de voter «contre» sur d’autres dossiers à l’ordre du jour: l’instauration de la taxe d’aménagement (abstention), l’affectation du Théâtre Municipal (pour) ou la vente d’un bien municipal (abstention). Dans ce contexte, la remarque intempestive de Jean Rigual (conseiller général muet habituellement à Perpignan) lors de la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation obtenue par l’opposition: «Ici, ce n’est pas un lieu de débat !», est tombée à plat.

Martine Ruiz a dénoncé la diminution des recettes d’investissement dans la décision modificative budgétaire n°2, et s’est exclamée: «pour diminuer la dette, vous augmentez les amendes de police !» Jacqueline Amiel-Donat a insisté sur le déséquilibre trop important entre investissement et fonctionnement.

Nicole Gaspon a pointé l’absence de consultation des organisations syndicales concernées sur le dossier d’avis sur le plan stratégique régional de santé. Jean Codognes a souligné: « nous avons un territoire où les problématiques de santé sont les plus importantes». L’opposition a maintenu son avis défavorable sur le sujet, et, surprise, J-Paul Alduy s’est abstenu et a proposé que l’ensemble des remarques formulées soient annexées à l’avis majoritairement favorable. Comment doit-on interpréter ce choix de l’ex-sénateur?

Une motion unanime pour condamner l’incendie criminel au siège du journal Charlie Hebdo, au nom de la liberté de la presse et d’expression, a clôturé la séance.

Malgré une écoute réciproque et des constats alarmants, les délibérations ne traduisent pas une réelle volonté de changement politique qui réponde aux besoins d’une population perpignanaise dont une part grandissante subit la crise de plein fouet. Comme au niveau national, la droite refuse de remettre en cause le système en place et ne change pas de cap. C’est toujours les plus pauvres qui trinquent. Vivement que l’on mette «l’Humain d’abord !»

 

Michel FRANQUESA 

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Publié par PCF Perpignan - dans Au Conseil Municipal
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