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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 03:56
La réunion du conseil municipal (scindée en 2 séances une le matin, l’autre l’après-midi) jeudi 22 octobre 2009, était en fait l’acte III de l’élection municipale de mars… 2008.

Le matin, consacré à l’élection, suite à la démission de J-Paul Alduy,  du nouveau maire et des adjoints ne laissait aucune place au suspense. On a assisté comme prévu à un simple échange de places entre le maire et son premier adjoint. Une sorte de changement  «à la Poutine»  qui permettra à Jean-Paul (de la dynastie des Alduy qui régnait depuis 50 ans sur la ville) de continuer à tirer les ficelles. Martine Ruiz parlait de « cadeau empoisonné » pour le dauphin désigné : Jean-Marc Pujol.

Le démissionnaire, quant à lui, a développé trois raisons pour justifier ce tour de passe-passe avec le vote des perpignanais : la lourdeur de la double tâche maire/président de l’agglo, la volonté de passer le relais annoncée pendant la campagne et (mais surtout !) l’accélération de la réforme des collectivités territoriales qu’il veut accompagner, voire anticiper.

Une fois son élection officialisée, Jean-Marc Pujol évoquait l’agglo comme seul territoire pertinent au niveau de l’Europe. Il affirmait compter sur la solidarité de l’équipe et listait les valeurs qui le guident : honnêteté, amour du travail bien fait et liberté de penser. Il s’est défini comme un français d’Algérie, une manière de confirmer la droitisation renforcée de l’équipe élue en 2009.

A noter, dans cette séance sans enjeu, le comportement de certains élus censés représenter l’opposition :

- le mutisme assourdissant de Jean Codognes et l’absence (2ème fois de suite) de Romain Grau.

- la main une nouvelle fois tendue d’une Clotilde Ripoull qui apparaît de plus en plus isolée.

- le salut de Jordi Vera à l’élection de J-Marc Pujol qui «remet les compteurs à zéro» et « lève le différent » existant dans les relations institutionnelles entre J-P Alduy et Arthur Mas (CDC version Sud). Il tiendra à préciser qu’il reste dans l’opposition mais « plus comme avant ». Doit-on comprendre que sans ce différent  (mais au fait de quoi s’agit-il ?), on aurait pu le retrouver dans l’équipe Alduy-Pujol ?

L’après-midi, sur les 36 dossiers examinés, près de la moitié ont été votés à l’unanimité et la plupart des autres avec quelques abstentions. Seuls 5 dossiers ont recueilli des votes contre parmi l’opposition.

La demande d’adhésion de Llupia et Ponteilla à la communauté d’agglo de Perpignan Méditerranée qui a provoqué des débats, a permis de confirmer les impressions du matin.

J-Paul Alduy, très présent, a évoqué le travail de démarchage (débauchage devrait-on dire !) des petites communes pour les inciter à rejoindre l’agglo par « une petite équipe de 5 » dont lui-même, François Calvet… mais également Romain Grau (élu de la liste Codognes).

Martine Ruiz a parlé de l’obsession de l’ex-maire à voir disparaître le département. Elle a évoqué le rapport de la cour des comptes qui note l’absence de solidarité entre communes partenaires dans l’agglo. Elle a pointé « les dépenses multipliées par 2 » depuis 2003 et les 40 millions d’€ reversés à Perpignan, dont 20 pour construire l’Hotel de l’agglo alors que les urgences de la population ne sont pas satisfaites ». La suppression de la taxe professionnelle (52% du budget recettes) entraînera, selon elle, une augmentation de l’impôt des ménages. J. Amiel-Donat a insisté pour obtenir, conformément aux textes, un compte-rendu par an notamment sur le budget de l’agglo. Jordi Vera a lui abordé le sujet sous l’angle d’une région catalane.

Jean Codognes (après son mutisme matinal) a évoqué la « tradition républicaine » pour… féliciter le nouveau maire. Il a volé au secours de l’ancien, en affirmant l’obligation d’une réforme des collectivités qu’il l’avait votée en tant que député. Il a enfoncé le clou en affirmant que les Conseils Généraux doivent disparaître pour des questions de coûts mais aussi à cause des « féodaux locaux »...

J. Codognes et J. Vera ont ajouté leur voix à celles de la majorité, pour approuver la demande d’adhésion.

La note de synthèse présentée sur la convention entre ville et communauté d’agglo pour la production de logements locatifs sociaux révèlera un retard de 6301 logements pour l’ensemble de l’agglo. L’occasion pour Jacqueline Amiel-Donat d’évoquer la politique foncière et de dénoncer le refus de l’agglo d’être dans l’Etablissement Public Foncier Régional (EPFR). Un choix dont la conséquence pénalise tous les habitants de l’agglo par l’instauration d’une taxe supplémentaire. (On peut d’ailleurs s’interroger sur la date de présentation de cette convention prévue pour la période 2008-2010, avec effet à compter de la signature ?)

Enfin la décision modificative budgétaire n° 3 a vu l’ensemble de la liste de gauche, voter contre (parmi les questions soulevées : un auto-financement négatif, des recettes autres sans précision qui augmentent beaucoup trop…). J.Codognes et R.Grau (procuration) porteront leurs voix en abstention.

PS : Nicole GASPON (seule élue PCF) absente pour raison professionnelle avait donné procuration.

Michel FRANQUESA

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Publié par PCF Perpignan - dans Au Conseil Municipal
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