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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:04

AGGLO : le citoyen davantage écarté des lieux de décisions !

 

S’il fallait une illustration que la communauté de commune PMCA (Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération) éloigne davantage le citoyen des élus et de leurs décisions, la séance de son conseil en serait un excellent exemple.

 

Le public n’y est pas invité.

Les vrais débats se déroulent lors des «petits déjeuners des maires».

 

Le conseil n’est qu’une chambre d’enregistrement : les 36 dossiers à l’ordre du jour lundi, ont tous été votés à l’unanimité en 1 h 30 environ. Comment pourrait-il en être autrement quand la composition de cette instance ressemble presque à une UMP bis ?

 

Sur les 26 communes actuelles, on ne compte que 2 ou 3 maires socialistes. Et la fusion en cours, aggravera ce déficit de représentation pluraliste des citoyens ! Pas étonnant, quand on a l’occasion d’y assister, de percevoir comme un ronronnement dans le déroulé de la séance. J’ai d’ailleurs surpris des conseillers en train de faire un petit « cluc ».


Il y avait pourtant un sujet important : donner un avis sur le projet de périmètre, la répartition des sièges et les projets de statuts dans le cadre de la fusion programmée avec la Communauté de communes Rivesaltes-Agly.

 

Nous avons juste eu droit à une immanquable provocation  du style «gros sabots» propre à Daniel Mach qui a évoqué un message mensonger relayé auprès des habitants et regretté de n’avoir pas eu la possibilité de s’exprimer à Cabestany.

 

Son parti, l’UMP, en porte seul la responsabilité avec son choix de ne pas présenter de liste aux dernières élections. Louis Caseilles se référant à l’obligation faite au préfet par la loi, et après avoir pris conseil est revenu sur les réserves émises précédemment par Toulouges pour annoncer un vote pour. Après ces 2 seules interventions, l’annexion de Cabestany, contre l’avis de ses citoyens et de ses élus, a été validée sans état d’âme.  

 

Sans véritable opposition, Jean-Paul Alduy peut poursuivre librement le projet d’extension de son empire.


Parmi tous les autres dossiers, il faut retenir la création d’une SPL (Société Publique Locale) Perpignan Méditerranée. La législation oblige dorénavant les SEM (Société d’Economie Mixte) à rentrer dans le secteur concurrentiel et à respecter le code des marchés publics, mais elle permet de créer des sociétés anonymes dont le capital social est détenu par les communes. Cette société anonyme non soumise à la concurrence permettra d’après Jean-Paul Alduy de «gagner en souplesse». Certaines communes du Rivesaltais ont déjà décidé d’y participer.


Il faut également noter le rattachement de l’Office Public d’HLM Perpignan Roussillon à Perpignan Méditerranée bien que + de 90 % du patrimoine soit actuellement sur Perpignan.

Et enfin le lancement d’un projet (passerelle sur la Têt sur la commune de Perpignan) présenté au Conseil d’Agglo (avant le Conseil Municipal de Perpignan) pour ouverture d’une concertation publique qui démontre une fois encore que l’extension des domaines de compétence de l’Agglo réduit la part d’initiative du Conseil Municipal de Perpignan…

Michel FRANQUESA

 

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Publié par PCF Perpignan - dans Politique
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