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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 20:14

Perpignan. Le Front de Gauche organisait, ce mardi, une assemblée-débat à propos d’une question plutôt inhabituelle pour ces partis: la sécurité.

SecuriteLes interventions préliminaires de Francis Daspe du PG (parti de gauche) et de Michel Franquesa du PCF (parti communiste) posaient le cadre d’une discussion qui allait se poursuivre deux heures durant. Michel Franquesa précisait: «Etonnamment et traditionnellement adossée à la droite, qui, par ailleurs, dans ses propositions, n’envisage et n’évoque que des pseudo-recettes de court terme et uniquement répressives (vidéo-surveillance), cette question d’importance, la sécurité, ne doit pas être écartée. L’insécurité, les insécurités existent. Nous avons le devoir de traiter ce sujet». Francis Daspe poursuivait, quittant un moment la réalité perpignanaise: «La sécurité des citoyens, c’est une idée de gauche, républicaine, née de la révolution française. Chacun, quel que soit son rang, doit vivre en sécurité, les réponses aux problèmes posés doivent se situer dans un cadre collectif et public». Revenant ensuite sur les évolutions  récentes de l’état, sur l’abandon progressif de missions par la police ou gendarmerie nationales au profit des polices municipales, voire de sociétés privées (pour moitié), il démontrait ensuite que «l’empilage de

dispositifs et lois sécuritaires ces dix dernières années était un échec et qu’il fallait s’y attendre». Les témoignages apportaient ensuite, pendant la discussion, le contenu et le «corps» nécessaire au traitement du sujet, des analyses sur la situation réelle ou fantasmée vécue par les citoyens, à Perpignan ou ailleurs, des pistes de travail et des propositions à faire.

 La crise et la misère au coeur de la question

Chacun dans ses interventions, un ancien policier de la place Cassanyes, où douze postes d’ilotiers ont

disparu pendant le mandat Sarkozy; un multi-diplômé sans emploi à presque trente ans, évoquant la colère et l’incompréhension des jeunes; une retraitée du bas-Vernet; un éducateur expérimenté ayant vécu l’évolution de la politique de la ville dans le sens de la stigmatisation et de la répression au détriment de la prévention, le passage du CCPD, conseil prévention de la délinquance, au CLSPD, où le S de sécurité fait son apparition; une responsable de la protection judiciaire de la jeunesse, évoquant la disparition des éducateurs de rue; et d’autres, chacun, donc, désignait les responsabilités: la misère, le sous-emploi, l’environnement urbain inégalitairement aménagé, inégalement équipé en services publics et entretenu, le manque de moyens humains pour accompagner et traiter les déviances. Logements, ghettos, recul de la mixité sociale et autres questions étaient abordées, comme autant «d’objectifs de luttes et de reconquêtes». Un intervenant rappelait cependant à l’assemblée la réalité vécue: «Aujourd’hui, il n’est pas indécent, pour nous, de réclamer plus de policiers dans les quartiers où il y en a vraiment besoin». Nul doute que ce débat aura des prolongements.

Michel Marc 

article publié dans le TC du 17 mai 2013

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Publié par PCF Perpignan - dans Front de Gauche
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