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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 19:51

La séance du conseil municipal du 29 avril ne restera pas dans les annales. L’ordre du jour allégé (25 dossiers seulement) ne présentait pas un contenu propice à des oppositions. Il aura surtout révélé l’absurdité des pratiques politiciennes qui auront empêché un positionnement unanime (pourtant revendiqué par tous) contre la fermeture du collège Albert Camus

 

Fermeture du collège Camus : lamentable !

A propos de la Charte de sectorisation scolaire entre l’Inspection Académique, le Conseil Général et la Ville, Martine Ruiz notera l’incohérence de la majorité qui soutient un gouvernement remettant en cause la carte scolaire et la présentation d’une telle Charte. Nicole Gaspon tout en approuvant les attendus de celle-ci (mixité sociale, cohérence, équilibre…) s’interrogera sur le fait qu’elle ne soit qu’un vœu pieu, soulignant le fossé entre les déclarations et la réalité (fermeture de Camus). Agnes Carayol relèvera le décalage avec l’acceptation des fermetures de classes dans les écoles de proximité. Elle évoquera la spécificité de l’école maternelle et son refus des fusions d’écoles. Jacqueline Amiel-Donat concluera: «la Charte c’est du vent !»

En lien avec ce débat l’opposition présentera une motion contre la fermeture du collège Camus. La majorité affirmera vouloir la faire sienne en proposant un amendement. Après quelques échanges très politiciens, l’équipe municipale souhaitant insister lourdement sur la responsabilité du Conseil Général, l’opposition refusant de l’écrire, les textes presque identiques seront votés en opposition.

Au bout du compte, il est clair que dans ce dossier l’Inspecteur d’Académie et le Conseil Général ont des responsabilités quant à la décision de fermeture qui n’a pas fait l’objet de concertation avec les représentants syndicaux et les parents d’élèves. Mais la ville a sa part de responsabilité dans le non aboutissement de la reconstruction de Camus sur un autre site proche. En fait, les collégiens de ce quartier font les frais de la rivalité Conseil Général/Mairie avec la complicité de l’administration qui a accepté des dérogations entraînant une baisse d’effectif.

 

Une suite peu passionnante

Les dossiers sur la culture se résumeront à quelques conventions et à des demandes ou attributions de subvention. Ils seront bouclés par un vote unanime contrairement au renouvellement du contrat de la Directrice de la Culture acquis avec 8 abstentions .

La décision modificative budgétaire n°1 permettra à l’opposition (8 votes contre) de relancer le débat sur le Partenariat Public Privé et le coût du loyer du Théâtre de l’Archipel.

La renouvellement de la convention avec l’Atelier d’Urbanisme (qualifié d’alibi concertation par Clotilde Ripoull) sera l’occasion de quelques échanges sur le projet de la place Cassagnes. Enfin quelques dossiers fonciers clôtureront l’ordre du jour d’un conseil bouclé en un peu plus de 2 heures.

 

Une telle séance fort heureusement courte, n’est pas de nature à réconcilier les citoyens avec la politique. Leurs difficultés, leurs préoccupations ne trouvent aucun écho dans cette enceinte. Et le petit jeu politicien autour de la fermeture du Collège Camus enlève toute crédibilité aux déclarations sur une réelle volonté de maintenir un collège de proximité à St Gaudérique. Une réunion au goût amer, à ne pas reproduire !

 

Michel FRANQUESA

 

 

A noter :

- Le Collectif « Pour un Centre de Documentation sur l’Histoire Franco-Algérienne » avait décidé de rappeler ses revendications au conseil municipal comme il l’avait déjà fait les années précédentes. La police municipale (de sa propre initiative ou sur ordre ?) a tenté d’empêcher la vingtaine de manifestants d’entrer dans la salle. Grâce à leurs protestations, les militants anti-colonialistes ont pu passer. Leur entrée dans le calme, n’est cependant pas passée inaperçue au grand dam du maire et de son équipe. Sur les pancartes brandies pacifiquement dans les rangs du public, on pouvait lire : « Pour le déplacement de la stèle OAS », « Hommage à tous les disparus de la guerre d’Algérie », « Une histoire pour tous avec un comité scientifique».. Des mots d’ordre qui pourraient faire consensus si la majorité municipale modifiait son positionnement partisan.

Jacqueline Amiel-Donat avait relevé auparavant un chiffre supérieur à 500 000 € (dont 250 000€ de mobilier) pour le Centre Départemental de la Présence Française en Algérie…

 

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Publié par PCF Perpignan - dans Au Conseil Municipal
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commentaires

barabinot 28/05/2010 10:22



Bonjour,


 


Malheureusement la "chute" du collège Camus date d'avant l'assouplissement de la carte scolaire, bien avant. Il suffit de regarder les chiffres.....


Collège avec une mauvaise réputation (effet des violences de 2005 ?), propos mensongers tenus par les parents d'élèves et certains membres de l'éducation nationale, abandon par les politiques,
tous les politiques, y compris les élus siègant au conseil d'administration de cet établissement. Certains se réveillent tard ! Dans un but politicien ?


 


Bonne journée.



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