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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 08:58

 Deux ou trois brins d’urbanisme, quelques pincées de subventions, une louche de culture, et une bol de finances… pas de quoi réaliser une sauce inoubliable avec les 34 dossiers de ce conseil municipal.

 

Avant d’aborder l’ordre du jour, l’hommage à Georges Freche et l’élection de Christian Bourquin à la présidence de la Région nous avaient pourtant mis en appétit…

 

Christian Bourquin courtisé !

 

Après avoir fait observer une minute de silence pour Georges Freche, Jean-Marc Pujol a souhaité évoquer les changements liés à son décès. Soulignant son accord avec lui sur l’Algérie française, il a rappelé la participation de la Région au financement du Théâtre de l’Archipel et de Visa quand le Conseil Général s’en était retiré. Mais il a déploré la part trop belle faite à l’Hérault sous sa présidence. Il a exprimé l’espoir que la présidence d’un catalan amène un rééquilibrage pour les P-O et notamment pour la ville. Cherchant à couper l’herbe sous les pieds de Jacqueline Amiel-Donat qui lui avait transmis un courrier en ce sens, il a conclu en proposant de défendre les dossiers tous ensemble. Jacqueline Amiel-Donat s’est proposée pour servir de relais, espérant que la présidence de Bourquin permette de rattraper le temps perdu aussi bien avec Georges Freche qu’avec Jacques Blanc.

 

Nicole Gaspon a souligné alors que parler de rééquilibrage parce que le nouveau président de région était un catalan n’était pas une bonne manière de poser les choses. Notant que Christian Bourquin connaissait bien le terrain et les dossiers, elle a récusé l’idée que les choix reposent sur les relations personnelles plutôt que sur l’intérêt des territoires et des citoyens. Jean Codognes, d’accord avec le sens de l’intervention de Nicole Gaspon, a rappelé sa campagne contre le clanisme et le clientélisme et affirmé qu’il serait toujours présent pour défendre tout projet d’intérêt économique général. Jean-Paul Alduy a signifié son accord avec les 2 intervenants précédents et la nécessité de garder une vision du Languedoc-Roussillon, des PO et du service public plutôt que de traiter les dossiers en fonction des relations. Il a ressorti « la dynamique transfrontalière à développer » pour une région « adossée à la Catalogne Sud et ouverte sur l’Europe. » Zones franches, nouveau stade, culture… De l’ordre du jour ensuite abordé, on notera quelques débats.

 

- Le dossier sur la ZAC Bel Air a été l’occasion de quelques échanges sur les Zones Franches. Martine Ruiz a demandé des éclaircissements sur les créations d’emplois attendues, le mode de réalisation, le type de gestion (régie directe ou concession ?) et qui financerait (ville ou agglo ?).

 

Nicole Gaspon a qualifié la politique des Zones Franches de système de dérèglementation qui n’a pas résolu la question de l’emploi. Elle a demandé qu’un bilan honnête soit réalisé sur la création d’emplois pérennes pour Perpignan. Jean-Paul Alduy a répondu qu’au vu du bilan positif de la première zone, Bruxelles avait donné son accord à la communauté d’agglomération pour une extension sur 10 hectares supplémentaires. Il a garanti que l’effet «entreprises-boîte aux lettres» des premières années avait été combattu, que priorité était donnée aux entreprises créant des emplois productifs et que les entreprises de services avaient été interdites.

 

- La convention de partenariat avec l’USAP, a permis à Jacqueline Amiel-Donat de pointer une bataille de logos qui coûte cher au contribuable. Elle a également dénoncé la transmission du fichier des abonnés prévue dans le contrat. Clothilde Ripoull inquiète du sérieux de la proposition de construire un nouveau stade a évoqué le problème du stationnement autour d’Aimé Giral. Une amélioration de l’organisation des transports en commun, les jours de match, a été suggérée par J-Michel Henric.

 

- Côté culture, à l’occasion des bilans, quelques éclaircissements ont été donnés sur la démission (et non le licenciement) de la directrice des Estivales partie à St Estève. On retiendra surtout de cette séance, les jeux de coudes pour courtiser le nouveau président de région. L’ordre du jour, qui n’a guère suscité d’enthousiasme, a encore démontré que le transfert de compétences à une communauté d’agglo tentaculaire pilotée par J-Paul Alduy, ne laisse que des miettes de décisions au conseil municipal de Perpignan et à son maire qui n’est même pas vice-président de l’agglo. Jean Vila et son équipe ont bien raison de résister à l’intégration forcée dans l’agglo qu’on veut leur imposer.

 

Michel FRANQUESA

 

Pour la petite histoire :

- Le scoop de C. Ripoull :

Le  groupe municipal «Union pour  Perpignan» n’a jamais été créé. On la croit aisément en voyant l’attitude des 3 élus censés le composer .

Clothilde Ripoull isolée dans le Modem, travaille seule dans son coin,  Jean Codognes (PS ayant rallié les Verts) débarqué d’une vice-présidence du conseil général cherche à ne pas disparaître de la scène politique et Romain Grau débauché par J-P Alduy à l’agglo cherche à rejoindre l’équipe majoritaire. Dur, dur de bâtir un groupe quand les intérêts personnels servent de fil conducteur !

- Les rideaux d’A. Carayol :

La future candidate PS sur le  canton Haut-Vernet, gênée par le fait que l’on puisse voir de la rue, les nageurs à travers les vitres de la piscine Arlette Franco a proposé que l’on installe des rideaux. Heureusement qu’elle n’est pas candidate sur  la côte !

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Publié par PCF Perpignan - dans Au Conseil Municipal
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