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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 16:00

Conseil Municipal de Perpignan (27 septembre)  Au lendemain des sénatoriales, la séance a été marquée par le discours pathétique de Jean-Paul Alduy sur le Théâtre de l'Archipel.

Mis à part le dossier du Théâtre de l'Archipel, il était bien terne ce conseil municipal de rentrée. La raison: les dossiers importants sont traités à l'Agglo. En ouverture de séance, Raymond Sala a rendu hommage à Jordi Pere Cerdà, "le grand poète de la catalanité qui méritait largement le prix Nobel". Nicole Gaspon relèvera deux oublis d'importance dans le discours de l'élu: Antoine Cayrol était communiste et résistant, son oeuvre doit être appréciée dans sa globalité".  Le maire propose qu'un site honore J-P Cerdà.

Dans un autre domaine, Jacqueline Amiel-Donat et Robert Folcher demandent que subsiste le poste de police de la gare eu égard aux violences et incivilités dans le secteur. Avant que ne débute l'ordre du jour une délégation de la CNT est venue exiger une nouvelle fois un local syndical. S'agissant d'une structure départementale, le maire, J-M. Pujol, les invite à s'adresser au conseil général ou régional.

Nathalie Beaufils, adjointe, qui devait regarder ailleurs le matin, lors de la manif d'un millier d'enseignants, voit "une rentrée avec des effectifs accueillis dans de bonnes conditions".

Vient ensuite le dossier du Théâtre de l'Archipel qui sera inauguré le 10 octobre avec, en première, le spectacle La Cantate de l'Archipel, une création de Daniel Tosi.

Le Théâtre de l'Archipel

Financé dans le cadre d'un P.P.P. (partenariat public privé ou mieux ce Partenariat qui Pille le Public selon l'Humanité), le bâtiment voit son coût augmenter de 598 000 euros. Il en découle que le loyer annuel que paieront les contribuables s'élèvera à 3 millions d'euros (avec une composante variable de 1,8 million). Peut-être faut-il voir ici la raison pour laquelle Auxifip (filiale du Crédit Agricole) se retrouve désormais le seul co-financeur d'un tour de table composé également de Fondeville et Elyo Suez Energie. Jacqueline Amiel-Donat se prépare à déposer une requête en annulation au tribunal administratif tandis que Martine Ruiz juge que ce montage financier n'est pas à l'échelle de la ville. Pour sa part, Nicole Gaspon, "ne se réjouit pas" de voir les collectivités se tourner vers les PPP donc le privé. Elle note le manque de transparence dans le passage de relais entre Fondeville et Consort et Auxifip et souligne que le loyer durera 32 ans. "Cette structure permettra-t-elle un large accès à la culture?" s'interroge l'élue communiste.

J-M. Pujol donne alors la parole à son premier adjoint, J-Paul Alduy, qui a vraiment la tête des mauvais jours, 48 heures après les sénatoriales. Le théâtre, décidé il y a dix ans, c'est un peu son oeuvre. Suit un bilan pathétique de l'ancien maire. Un discours d'adieu? Son intervention saluée à tout rompre par une partie de ses colistiers, reçoit un accueil glacial de beaucoup d'autres, adjoints compris, les mêmes qui souriaient pendant son intervention. JPA ne devait pas s'éterniser davantage en séance.

Profitant d'un point de l'ordre du jour sur les animations de Noël, la socialiste Jacqueline Amiel-Donat juge excessif un prix de 4 ou 5 euros pour la patinoire au pied du Castillet. Le maire répond: "vous devriez voir ailleurs comment cela se passe, nous vivons dans un pays où les gens peuvent vivre sans travailler". Pour les quelques doux rêveurs qui pouvaient en douter, sénatoriales ou pas, ladroite est encore dangereuse.

René LEGENDRE

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Publié par PCF Perpignan - dans Au Conseil Municipal
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