Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:08

Conseil municipal . Transferts de charges et indécente autosatisfaction marquent le budget 2013

 

Point essentiel de l'ordre du jour de la séance du 28 mars dernier, le vote du budget a donné l'occasion au maire de Perpignan de faire un long discours de politique générale. Il a repris les dogmes favoris du libéralisme sur la nécessité de maîtriser la dépense publique, s'est lamenté sur les ravages d'une crise décrite comme une catastrophe naturelle s'abattant sur l'Europe, sans mettre en cause les politiques économiques menées.

Ceci ne l'a pas empêché de peindre la ville sous de riantes couleurs et de s'adresser un satisfecit pour son budget qui, à l'entendre, va faire des miracles. Mais aucune proposition sérieuse sur l'économie locale, l'emploi, le logement. Rien sur l'étranglement des collectivités territoriales. Priorité des priorités, la sécurité, avec l'augmentation du nombre de policiers municipaux et de caméras de surveillance, puisque, assure-t-il, les moyens de la police nationale n'augmenteront pas ». Au passage, des trémolos dans la voix, il s'est à nouveau livré à une violente diatribe contre les propos de J.L. Mélenchon sur Moscovici, y décelant une menace pour la démocratie, sic ! . Tout en critiquant vigoureusement la politique gouvernementale -cherchez l'erreur- rejoint, en cela, par Jean Paul Alduy qui appelait à l'union sacrée face à la crise. Pierre Parrat s'est, une fois de plus, fait remarquer par des propos nauséabonds sur les marginaux qualifiés de « prédateurs sociaux qui tractent une remorque d'aides sociales » ! Décidément la compétition avec le front national est engagée. Une image, en tout cas, peu ragoûtante de la droite locale.

Suite au débat budgétaire la ligne de conduite de la droite dans la période à venir est claire : dire tout le mal possible de la politique du gouvernement socialiste, alors qu'elle ne marque pas vraiment une rupture avec celle du gouvernement précédent qui avait toute les faveurs des Pujol, Alduy et compagnie.

L'opposition PS, PC, MRC, PRG a pointé les failles du budget : « l'absence de politique volontariste et la pression fiscale malgré le taux 0 d'augmentation » (J. Amiel-Donat), « une dette structurelle qui plombe les finances et pèse lourd sur la population » (M. Ruiz). Pour Nicole Gaspon, « un catalogue sans vision d'avenir qui fait l'impasse sur les difficultés des perpignanais et ne propose rien pour y faire face. Au contraire, le maire « accentue les transferts de charge en renforçant la police municipale alors que le personnel municipal a tendance à réduire et qu'il faudrait encore plus de service public et du lien social pour la sécurité des habitants. » Vote contre, bien sûr.

 

 

Réponse à Jean Marc Pujol :

« Vous volez au secours d'un ministre socialiste, quelle mouche vous pique ? Même si les propos sont un peu durs, sont-ils si loin de la réalité ? Je le déplore, mais la politique du gouvernement répond davantage aux desiderata de la finance qu'à ceux des salariés, retraités, chômeurs...le dire n'est pas une insulte mais un constat. Je trouve que vous êtes mal placé pour jouer les pères la vertu. Le 19 mars, par exemple, vos amis qui insultaient ceux qui participaient à une cérémonie de la République, n'étaient pas très respectueux ! Madame le Pen vient de proférer des insanités sur les roms, les immigrés. Ces discourssont extrêmement dangereux pour la démocratie, allez vous faire un communiqué ? À moins que vous n'ayez l'indignation sélective. En ce qui me concerne, je réserve ma compassion pour les peuples d'Europe massacrés par des politiques calamiteuses ».

Partager cet article

Repost 0
Publié par PCF Perpignan - dans Au Conseil Municipal
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de la section PCF de Perpignan
  • Le blog de la section PCF de Perpignan
  • : Communiqués, informations et activités de la section PCF de Perpignan
  • Contact

Recherche